vendredi 31 octobre 2014

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Alerte terroriste : Dubié demande lui aussi une enquête

RTBF.be

mercredi 2 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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C’est jeudi que les autorités évalueront s’il faut maintenir ou non l’alerte pour menace terroriste en Belgique. En attendant, certains parlementaires montent au créneau... pour réclamer- une enquête du comité R sur la réalité de la menace. Après Anne-Marie Lizin, c’est au tour du sénateur Josy Dubié de lancer un appel en ce sens…

Est-ce à dire que le sénateur Ecolo doute qu’il y ait une menace terroriste dans notre pays ? La réponse fuse : pas du tout répond-t-il je constate que les éléments objectifs dont je dispose aujourd’hui, à savoir qu’il y a eu un vaste coup de filet juste avant Noël, on a arrêté 15 personnes qui ont toutes été libérées immédiatement par la Justice, que toutes les perquisitions qui ont été menées à la recherche d’explosifs, on n’a même pas trouvé un pétard, on a fouillé de fond en comble, la prison d’Arlon, on n’a rien trouvé, ça pose quand même question. Et de réclamer lui aussi que toute la lumière soit faite par le comité R, comité chargé de contrôler les services de renseignement.

La procédure :

Le relèvement du niveau d’alerte terroriste ne se fait pas en un tournemain en Belgique pas plus d’ailleurs que la décision d’abaisser ce niveau d’alerte. C’est en fait, l’OCAM, l’organe de coordination pour l’analyse de la menace, qui centralise les données. Elle a été crée en décembre 2006 ; elle a succédé en fait au GIA, le groupe interforce anti-terroriste, créé début des années 80 lors des attentats des CCC.

L’OCAM est un carrefour d’informations, qui réunit aussi des analyses différentes Services de renseignements et de police. Police fédérale, police locale, Sûreté de l’Etat, renseignements militaires eux-mêmes en contact avec leurs homologues étrangers. L’OCAM évalue la menace terroriste et remet alors un rapport au Centre de crise, une administration qui dépend, elle, du Ministère de l’Intérieur et qui a une mission de coordination. Le Centre soumet en fait son analyse, ses décisions si nécessaire, au Gouvernement fédéral, plus exactement encore dans un premier temps, au Collège de renseignements et de sécurité, qui est un organe de réflexion qui peut décider de réunir le Comité ministériel du renseignement et de la sécurité.

C’est ce Comité ministériel, présidé par le Premier ministre et composé des Ministres de l’Intérieur, Justice, Défense, Mobilité, Affaires étrangères et Finances, qui prend la décision en dernier ressort. Et c’est alors le Centre de crise qui exécute au quotidien, cette décision…


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