dimanche 17 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Quand la vie est un roman d’espionnage

Quand la vie est un roman d’espionnage

Jérome Stern, La Tribune.fr

jeudi 3 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

logo

Inconnue, Virginia Hall est pourtant une authentique héroïne. Agent secret, elle a, pendant la seconde guerre mondiale, réalisé nombre de missions dangereuses. Une aventure étonnante.

Fille d’une riche famille de la côte Est des Etats-Unis, belle, intelligente et discrète, Virginia Hall, secrétaire dans les ambassades de son pays pour parcourir le monde dans les années folles, est victime d’un grave accident. Amputée de la jambe, elle ne sera donc jamais diplomate.

Mais en 1940, lors de la débâcle de l’armée française, quand ses compatriotes ne veulent pas entendre parler d’une éventuelle entrée en guerre, bravant l’opinion de son entourage bourgeois, elle s’engage dans la lutte contre le nazisme. D’abord infirmière bénévole dans les troupes tricolores, elle devient rapidement un agent très spécial au service des renseignements britanniques.

Sous couvert de journalisme, elle s’installe à Vichy et à Lyon et remplit nombre de missions, changeant fréquemment d’identité, soutenant les maquis et faisant office de relais avec Londres. Jusqu’au jour, où, traquée par un espion allemand et recherchée par les sbires de Barbie, elle échappe aux poursuites de la Gestapo et traverse, à pied, les Pyrénées. Pour, quelques mois plus tard, revenir en fausse fermière afin de préparer sur place le Débarquement, en organisant les mouvements de Résistance à l’insurrection.

Recrutée à la Libération par la CIA, elle continuera à espionner, cette fois pour lutter contre le communisme. En 1982, Virginia Hall décède dans la discrétion, n’ayant jamais narré à ses proches - ou dans un journal intime - le contenu d’une vie particulièrement tumultueuse.

C’est en découvrant, par hasard, une plaquette aux Archives nationales américaines, que Vincent Nouzille, grand reporter, a pu ainsi rédiger cette surprenante biographie, d’autant plus étonnante qu’elle est écrite d’une plume alerte, faisant de cette vie d’espionne un passionnant roman d’aventures.

Renseignements pratiques

"L’espionne, Virginia Hall, une Américaine dans la guerre" par Vincent Nouzille, Fayard, 443 pages, 23 euros.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :