lundi 18 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > International > Côte d’Ivoire : un journaliste français entendu par le (...)

Côte d’Ivoire : un journaliste français entendu par le contre-espionnage

LCI.fr

vendredi 4 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

- Il a été interpellé le 27 décembre par la gendarmerie ivoirienne alors qu’il se trouvait à proximité du siège de la télévision d’Etat ivoirienne.
- Il est entendu à la direction de la surveillance du territoire ivoirienne pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

Un photographe indépendant français a été interpellé il y a huit jours à Abidjan où il est entendu depuis par le contre-espionnage ivoirien pour atteinte à la sûreté de l’Etat. "Les motifs de sa présence et les circonstances de son interpellation ne sont pas clairs", a indiqué l’ambassade de France en Côte d’Ivoire, qui dit avoir été informée de son interpellation le 1er janvier.

L’homme, dont l’identité n’a pas été révélée, a été interpellé dans la soirée du 27 décembre par la gendarmerie ivoirienne alors qu’il se trouvait à proximité du siège de la télévision d’Etat ivoirienne RTI, a expliqué une source proche du dossier. Rapidement transféré à la DST, le journaliste a expliqué être en reportage pour le compte d’une grande agence photo. Son audition se poursuivait toujours vendredi, les auditions en matière de contre-espionnage n’étant pas limitées dans le temps.

Fortes tensions

Cette interpellation intervient dans un contexte tendu en Côte d’Ivoire, pays qui a été le théâtre fin décembre de fortes tensions, notamment des mouvements de colère d’anciens combattants liés à la relance du processus de désarmement. Les Forces nouvelles, l’ex-rébellion qui contrôle depuis 2002 la moitié nord du pays et qui a signé en mars un accord de paix avec le président Laurent Gbagbo, a en effet annoncé le 28 décembre avoir déjoué, la veille à Bouaké, dans son fief, un "complot" ourdi, selon elles, par l’ancien putschiste Ibrahim Coulibaly, en exil au Bénin. Deux jours plus tard, les FN ont de nouveau mis en cause Coulibaly, l’accusant d’avoir fomenté un "coup d’Etat" simultané à Bouaké et à Abidjan où il devait, selon elles, rejoindre des "complices".

Au Niger, deux journalistes français de la chaîne de télévision franco-allemande Arte avaient été arrêtés le 17 décembre dernier et inculpés d’"atteinte à la sûreté de l’Etat", passible de la peine de mort. Jeudi, la France a appelé le Niger à faire preuve de "clémence" et à libérer les deux journalistes "qui exerçaient leur mission d’information". Ils avaient obtenu une autorisation pour des reportages sur la grippe aviaire dans le centre-sud du Niger, mais se sont également rendus dans le nord, strictement interdit à la presse, où ils ont réalisés des films sur le Mouvement des Nigériens pour la justice, la rébellion touareg, affirme Niamey. En Somalie, un autre journaliste français avait également été arrêté mi-décembre avant d’être relâché huit jours plus tard par ses ravisseurs.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :