mercredi 13 décembre 2017

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ElBaradei inquiet de la sécurité de l’arsenal nucléaire du Pakistan

AFP

mardi 8 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, s’est dit inquiet de la sécurité de l’arsenal nucléaire du Pakistan, un pays où il craint une dégradation de la situation, dans un entretien avec le quotidien panarabe Al-Hayat.

"Je crains qu’une guerre au Moyen-Orient ou dans le monde musulman n’ait des répercussions graves au Pakistan, plutôt qu’en Iran", a déclaré M. ElBaradei.

"Je crains que le chaos (...) ou un régime extrémiste ne s’installent dans ce pays doté de 30 à 40 armes" nucléaires, a-t-il insisté.

Il s’est dit "inquiet sur le fait que l’arme nucléaire puisse tomber entre les mains d’un groupe extrémiste au Pakistan ou en Afghanistan".

La sécurité des quelque 50 ogives pakistanaises est un des principaux sujets d’inquiétude mondiale depuis que le président pakistanais Pervez Musharraf a imposé l’état d’urgence en novembre.

M. Musharraf avait assuré, dans une interview à une radio américaine en décembre, que les armes nucléaires pakistanaises étaient "totalement sous contrôle".

Par ailleurs, M. ElBaradei a affirmé que les autorités syriennes n’avaient pas autorisé les inspecteurs internationaux à visiter le site qui avait été la cible d’un raid israélien en septembre.

Selon des médias américains et britanniques, ce site est soupçonné d’abriter des activités nucléaires dans lesquelles la Corée du Nord pourrait être impliquée.

Le président syrien, Bachar al-Assad, avait déclaré que l’objectif du raid était "un bâtiment militaire désaffecté".

D’autre part, M. ElBaradei a de nouveau mis en garde contre un recours à la force contre l’Iran estimant que "le rapport (du renseignement américain) ouvrait une opportunité d’un dialogue sérieux pour régler le problème par la négociation".

Le renseignement américain avait estimé en décembre que l’Iran avait suspendu son programme nucléaire militaire depuis 2003, mais le président américain George W. Bush a assuré qu’il restait un danger et que Washington se réservait l’option de recourir à la force pour y faire face.

"Attaquer les installations nucléaires iraniennes ne règlera pas le problème, il le compliquera encore plus", a estimé M. ElBaradei.


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