dimanche 22 octobre 2017

Accueil du site > Renseignement > France > La DGSE aurait participé à l’arrestation de deux des assassins des (...)

La DGSE aurait participé à l’arrestation de deux des assassins des quatre touristes français

Le Monde, avec AFP

samedi 12 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

logo

Les arrestations vendredi en Guinée-Bissau de deux assassins présumés des quatre touristes français tués le 24 décembre en Mauritanie, sont le "résultat d’une vaste opération menée par des équipes de la Direction générale de la sécurité extérieure" (DGSE), a-t-on appris samedi 12 janvier à Paris de source proche des services de renseignements français.

Cette opération, précise-t-on de même source, entamée le 24 décembre, a été menée en Mauritanie, au Sénégal et en Guinée-Bissau par des "équipes" de la DGSE. Aucune autre information n’a été apportée sur cette opération, très vraisemblablement conduite par le service Action de la DGSE. Des policiers français, pourvus de l’habilitation de police judiciaire dont ne disposent pas les membres du service Action de la DGSE, ont également été associés à l’opération.

Les deux Mauritaniens, assassins présumés des quatre Français et présentés comme des proches de la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb (Baqmi) ont été arrêtés dans la nuit de jeudi à vendredi au Bissau Palace Hôtel, un hôtel cinq étoiles, prés de l’aéroport de Guinée-Bissau. Selon un responsable de la police bissau-guinéenne, les deux hommes ont ensuite avoué aux enquêteurs avoir tiré sur les cinq Français, en tuant quatre, déclarant n’avoir "aucun remord" d’avoir tué des "infidèles et des alliés des Américains".

Les interrogatoires des deux Mauritaniens ont été bouclés vendredi soir. Ils pourraient être extradés dès samedi vers la Mauritanie. "Nous allons tout faire pour les extrader samedi", a déclaré jeudi soir à l’AFP la directrice de la police judiciaire Lucinda Barboza Ahukarié.

Depuis plusieurs années, les services de renseignements français alertent régulièrement le gouvernement sur les activités de la Branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé Baqmi il y a tout juste un an, dans la zone désertique à cheval sur la Mauritanie, le Mali, l’Algérie et le Niger.

Selon les services secrets français, ce groupe compte 500 hommes armés, dont 400 en Algérie et une centaine se déplaçant dans la zone sahélienne entre la Mauritanie, le Mali et le Niger.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :