jeudi 19 octobre 2017

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Terrorisme : multiplication de menaces confirmant le niveau de risque encouru par la France

AFP

samedi 12 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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La multiplication des menaces terroristes contre la France ou ses intérêts, notamment via internet, confirme le niveau de risque encouru et accroît la masse de travail des services de renseignement, mais n’entraîne pas une élévation du dispositif de sécurité déjà important, selon les spécialistes interrogés par l’AFP.

A preuve : "le gouvernement n’a pas jugé utile d’élever le degré du +Plan Vigipirate+, qui reste au niveau rouge", soulignaient vendredi ces spécialistes du renseignement, sous couvert de l’anonymat.

Même s’il en est déjà à son stade le plus haut (rouge), cela dure "depuis plusieurs mois", ajoutaient-ils, des modulations restent possibles sans passer au niveau supérieur.

"Il y a des rouges plus foncés que d’autres", remarquait l’un d’eux, le stade actuel "tirant davantage sur l’incarnat plutôt que sur le cramoisi".

Toutefois, depuis l’assassinat de quatre ressortissants français en Mauritanie aboutissant à l’annulation de l’édition 2008 du rallye Dakar, d’autres menaces ont été proférées.

Sur un site internet, "Al-Ekhlass", parfois utilisé par Al-Qaïda, des messages ont évoqué la possibilité de s’en prendre à des personnalités comme le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pour "faire tomber (le président) Sarkozy".

La protection par le Service de protection des hautes personnalités (SPHP) dont jouissait déjà l’édile de la capitale a été renforcée.

Des lieux sont aussi évoqués comme cibles potentielles, tels que la Tour Eiffel (déjà choisie par les pirates de l’air islamistes de l’Airbus d’Alger à Noël 1994 pour y précipiter l’appareil avant d’être tués par le GIGN à Marseille), ou le quartier de la Défense.

Si ces menaces "ne peuvent être balayées d’un simple revers de main", notait-on récemment au sein d’un service spécialisé, elles ne sont cependant pas considérées comme "fondamentalement" inquiétantes.

Pas davantage la conversation sur ondes courtes captée jeudi au Portugal, révélée par le Monde daté de samedi, évoquant un attentat contre la Tour Eiffel, dont le contenu a été transmis à la France par les autorités portugaises.

Mais, comme ce message faisait état d’une "explosion dans X minutes" (en réalité, "moins de cinq", selon une source policière), la menace a fait long feu.

En revanche, les services français prennent très au sérieux celle que représente "Al-Qaïda-Maghreb", à l’origine d’une série de récents attentats sanglants à Alger, alors qu’un réseau logistique au bénéfice exclusif des terroristes algériens a été démantelé par la DST en décembre dernier.

La récente "tournée" qu’a effectuée le directeur du renseignement, Bernard Squarcini, de l’autre côté de la Méditerranée, "coïncidence dans le temps", dit-on de source policière, puisque prévue de longue date, est quand même arrivée à point nommé.

Elle "faisait partie des rencontres normales entre responsables de services d’un pays à d’autres", a-t-on assuré vendredi au ministère de l’Intérieur où l’on se félicite des bonnes relations existantes : "on travaille très très bien avec eux".


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