dimanche 22 octobre 2017

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Comment Hollywood a inspiré les scientifiques, et vice versa

Guillaume Fraissard, le Monde

samedi 12 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Mitraillettes, siège éjectable, vitres pare-balles, assistance à la conduite... La mythique Aston Martin DB5 de James Bond, dans Goldfinger, est ce qu’on appelle un véhicule toutes options. Du moins au cinéma. Car seuls quelques-uns de ces gadgets appartiennent au champ du possible. Les autres sont nés de l’imagination débridée des scénaristes de la série pour épater les spectateurs des aventures de l’espion de Sa Majesté. Entre fiction et réalité, il existe pourtant des passerelles que se propose d’explorer Arte avec une série documentaire en quatre parties intitulée "La science vue par Hollywood".

Comment les studios se sont-ils inspirés des travaux de scientifiques et vice versa ? Quels sont les gadgets mis au point pour le 7e art et qui ont fini par entrer dans notre vie quotidienne ? Où se situe la frontière entre fantasmes et réalisations concrètes ? Le premier épisode ouvre ainsi les portes des grands studios de cinéma et propose un bel inventaire des bolides les plus célèbres du grand écran. A commencer par ceux de 007. L’occasion de constater que le système de cartographie embarqué dans l’Aston Martin n’est rien d’autre que l’ancêtre de nos GPS d’aujourd’hui. En 1964, une telle option paraissait pourtant utopique. On en trouve désormais dans tous les supermarchés.

A LA POURSUITE DE TOM CRUISE

Les mitraillettes installées dans les phares, une idée inspirée par l’aviation militaire, relèvent par contre de la pure utopie. "Trop lourd et dangereux pour la tenue de route", estiment les ingénieurs. Sans compter que l’utilité quotidienne d’un tel équipement reste à démontrer pour qui n’est pas espion...

Plus réaliste, Steven Spielberg a exigé que la plupart des objets présentés dans son film d’anticipation Minority Report, sorti en 2002, et dont l’histoire se déroule en 2054, reposent sur des technologies existantes. Les voitures du film fonctionnent ainsi avec la sustentation magnétique, une technologie bien réelle mais encore loin de faire fonctionner des véhicules individuels grand public. Les vaisseaux volants des policiers chargés de poursuivre Tom Cruise, empruntent quant à eux le principe des hydroglisseurs pour se faufiler au milieu des gratte-ciel.

C’est sans doute sous l’eau que scénaristes et scientifiques ont le plus étroitement rapproché leurs travaux. Le sous-marin futuriste du film Abyss, de James Cameron (1989), a ainsi pris forme une dizaine d’années plus tard pour le tournage de Titanic, du même James Cameron. Comme quoi les lois de la physique et de la science peuvent parfois faire bon ménage avec les spectaculaires impératifs hollywoodiens.


"La science vue par Hollywood", du lundi 14 au jeudi 17 janvier à 20 h 15 sur Arte


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