mardi 24 octobre 2017

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GB-Russie : la nébuleuse Litvinienko au coeur de la crise

EuroNews

lundi 14 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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L’ancien colonel du FSB, ex-KGB, est depuis quelques semaines citoyen britannique lorsqu’il décède le 23 novembre 2006, victime d’une étrange maladie.

Les médecins n’ont pas pu établir la cause de sa mort au moment du décès. Mais le 24 novembre dans une lettre postume, Litvinienko accuse Vladimir Poutine d’avoir commandité son assassinat. Au même moment, les autorités britanniques révèlent que Litvinienko a été empoisonné avec du polonium 210.

Sa veuve Marina, raconte une histoire digne de la guerre froide : "Il a dit : "Marina, je me sens comme ces gens qui ont été empoisonné avec une arme chimique..." Vous savez, quand ils ont fait leurs études, on leur a dit certains symptômes. Naturellement, je lui ai dit : Sasha, c’est inconcevable, je ne peux pas le croire..."

Le 4 décembre 2006, Scotland Yard envoie une équipe d’enquêteurs à Moscou. Le lendemain, le procureur général de Russie affirme qu’il n’extradiera pas de suspects. Le 6 décembre, la police britannique annonce qu’elle considère désormais la mort de Litvinienko comme un assassinat.

Andrei Lugovoi, un ancien du KGB, est formellement accusé du crime par la justice britannique, qui relie les accusations de l’entourage de Litvinienko. Le 31 mai 2007, dans une conférence de presse, Lugovoi se dit innocent. Il accuse à son tour le MI5 et Boris Berezovsky de l’assassinat.

L’ancien oligarque russe, exilé à Londres, contre-attaque en accusant le Kremlin de vouloir le tuer :

"Il y a plusieurs mois, des policiers de Scotland Yard m’ont appellé et informé qu’une menace d’assassinat pesait sur moi. C’est Poutine en personne, Poutine qui est derrière ces complots, pour Litvinienko, et pour moi."

En juillet 2007, la Russie refusera formellement d’extrader Lugovoi au Royaume Uni. Depuis, la petite guerre diplomatique est ouverte, avec des expulsions réciproques de diplomates, accusés d’espionnage.


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