lundi 16 octobre 2017

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Biométrie : expertise de nouvelles technologies

CNIL.fr

lundi 14 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Pour la première fois, la Commission a autorisé la mise en œuvre de dispositifs reposant sur la reconnaissance du réseau veineux du doigt et de la voix. Ces autorisations ont été adoptées après que la CNIL a mené les expertises techniques. Elle s’est ainsi assurée que ces dispositifs ne présentaient pas de risques particuliers au regard de la protection des données.

La Commission a récemment autorisé la mise en œuvre de dispositifs reposant sur la reconnaissance de la voix et du réseau veineux du doigt. Il s’agit de biométries jusqu’à présent peu répandues et qui ont nécessité un travail d’expertise technique approfondi.

La reconnaissance vocale

Le système de reconnaissance vocale autorisé a pour objet de sécuriser et de faciliter la gestion et la réinitialisation des mots de passe utilisés pour accéder au système d’information de la société Michelin. Ce procédé permet de générer et de réinitialiser automatiquement les mots de passe. Il repose sur la reconnaissance du gabarit de l’empreinte de la voix des employés : la voix est numérisée puis segmentée par unités échantillonnées. Lors de la procédure d’enrôlement, l’employé enregistre le gabarit de son empreinte vocale grâce à la répétition de plusieurs couples de prénoms choisis aléatoirement parmi plus de 4000 combinaisons possibles. Lorsqu’il souhaite renouveler son mot de passe, l’employé appelle un numéro de téléphone spécifique qui le met en communication avec un automate d’appel. Le système effectue alors une comparaison entre les mots répétés par l’utilisateur et le profil de référence (le gabarit de l’empreinte de la voix).

A l’occasion de cette expertise, la Commission s’est notamment assurée de la bonne information des employés et que toutes les mesures étaient prises pour garantir la sécurité des données et prévenir les risques d’usurpation d’identité.

La reconnaissance du réseau veineux du doigt de la main

La CNIL a également autorisé pour la première fois la mise en œuvre de cinq dispositifs reposant sur la reconnaissance du réseau veineux du doigt de la main et ayant pour objet la contrôle de l’accès aux locaux ou à des systèmes d’information. Cette technologie se présente comme un concurrent sérieux des autres technologies plus classiques (empreintes digitales, iris, contour de la main…). Elle repose sur la reconnaissance de l’entrelacement des vaisseaux sanguins qui, par rapport à l’empreinte digitale, présente l’avantage d’être « caché » sous la peau si bien qu’il n’est pas possible, avec les moyens actuels, de capturer et copier cette biométrie à l’insu de la personne.

A l’issue d’une expertise technique, la CNIL a considéré que le réseau veineux, en l’état actuel de la technique, est une biométrie sans trace dont l’enregistrement dans une base de données comporte moins de risques que l’empreinte digitale.


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