mercredi 13 décembre 2017

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Défense : Moscou renonce à la location des radars ukrainiens (Kommersant)

RIA Novosti

jeudi 17 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministère russe de la Défense a pris la décision définitive de mettre fin à la location de deux radars situés près des villes ukrainiennes de Sébastopol et de Moukatchevo, rapporte mercredi le quotidien Kommersant se référant à ses propres sources.

La mission d’avertissement en cas d’attaque de missiles sera à présent confiée au nouveau radar construit dans les environs d’Armavir (Sud de la Russie). Kiev compte il est vrai sur la poursuite de la location et l’augmentation du loyer.

Ces deux dernières années, le ministère russe de la Défense a considéré avec méfiance les données des stations ukrainiennes qu’il était contraint de louer à Kiev. "En 2005, les radars de Sébastopol et de Moukatchevo relevant du ministère ukrainien de la Défense ont été transmis à l’Agence spatiale ukrainienne (ASU). Elle a embauché de nouvelles équipes qui ne faisaient, en fait, que se former à l’exploitation des stations", a expliqué une source au ministère russe de la Défense. Simultanément avec le passage des radars à l’ASU, Kiev a presque doublé le prix de la location des radars (en le portant de 840.000 à 1,3 million de dollars par an).

Les radars Dniepr situés près de Sébastopol et Moukatchevo furent mis en service en 1979. Lors de l’éclatement de l’URSS, ils furent proclamés propriété de l’Ukraine. Un traité intergouvernemental sur la location des stations radar pour 15 ans fut signé en 1992. Les stations ukrainiennes permettent de détecter les lancements de missiles et d’engins spatiaux jusqu’à 4.000 km de distance. Elles couvrent le Sud de l’Europe, le Nord de l’Afrique et le Proche-Orient. La période d’exploitation des radars Dniepr est évaluée à 25 ans.

L’année dernière, l’ASU a proposé à la Russie de moderniser les stations en vue de prolonger leur exploitation, tout en augmentant le prix annuel de la location jusqu’à environ 3 millions de dollars. Cependant, la Russie a informé Kiev en juillet dernier de son intention de se retirer du traité intergouvernemental sur les moyens d’avertissement en cas d’attaque de missiles.

La Russie a déjà commencé à exploiter à Armavir le radar Voronej-DM (dont le chantier avait débuté en mai 2006). Il a déjà été testé en décembre 2006. Cette station radar doit assurer le contrôle d’un secteur s’étendant de l’Afrique du Nord jusqu’à la Chine, y compris les territoires de l’Iran, du Pakistan et de l’Inde qui détiennent des missiles. La distance de détection des cibles est de 4.200 km et peut être relevée à 6.000 km. D’après les données ukrainiennes, cependant, "la mise en service de la station radar d’Armavir a posé des problèmes à la Russie".

Le ministère de la Défense prévoit d’installer 5 à 6 radars de type Voronej-DM sur le territoire de la Russie en renonçant, en perspective, à l’utilisation de tous les radars étrangers : non seulement en Ukraine, mais aussi en Azerbaïdjan, en Biélorussie et au Kazakhstan.

Cet article est tiré de la presse et n’a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


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