samedi 21 octobre 2017

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Clearstream : L’ex-patron des RG gardé à vue, un journaliste entendu

LCI.fr

jeudi 17 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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- Des perquisitions ont eu lieu mercredi au domicile et au bureau d’Yves Bertrand. Un journaliste de Paris Match est également entendu.

- Par ailleurs, Dominique de Villepin aurait demandé, sans succès, à ne pas se rendre à une nouvelle convocation chez les juges.

Yves Bertrand, ancien patron des Renseignements généraux de 1992 à 2004, a été placé en garde à vue mercredi par les policiers de la Division nationale des investigations financières (DNIF), dans le cadre de l’affaire Clearstream, ont révélé LePoint.fr et Lexpress.fr. Mais il n’a pas été interrogé, contrairement à ce qu’indiquaient ces sites dans un premier temps.

Cette garde à vue aurait en fait duré le temps que des perquisistions aient lieu à son domicile, sur commission rogatoire des juges d’Huy et Pons. Selon nos informations, ces perquisitions auraient notamment permis la saisie de plusieurs documents et petits carnets dans la cave d’Yves Bertrand. Une autre perquisition a eu lieu à l’Inspection générale de l’Administration, dont Yves Bertrand est membre depuis son éviction des RG. Les enquêteurs cherchent entre autre à comprendre le rôle qu’Yves Bertrand a pu jouer dans cette affaire et les relations qu’il pouvait entretenir avec Imad Lahoud, l’informaticien suspecté d’avoir trafiqué les fichiers Clearstream. Selon une source proche de l’enquête, un journaliste de Paris Match aurait également était entendu comme témoin.

Villepin ne veut plus se rendre chez les juges

Toujours dans le cadre de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin doit être à nouveau entendu par les juges dans les tout prochains jours. Selon nos informations, l’ancien Premier ministre, après s’être enfermé pendant une semaine avec ses avocats pour potasser son dossier pendant les fêtes de fin d’année, aurait demandé à ne pas se rendre à ce rendez-vous, prétextant un "empêchement professionnel". Demande que les juges auraient rejetée, rappelant que cette requête n’est pas autorisée lorsque l’on est sous contrôle judiciaire.

Selon une source proche du dossier, l’ancien Premier ministre chercherait à gagner du temps dans la procédure, son objectif étant d’obtenir le dessaisissement des juges d’Huy et Pons au profit de la Cour de justice de la République. Or, Dominique de Villepin n’a plus que jusqu’au 27 janvier pour demander l’annulation de sa mise en examen et la saisie de la CJR. C’est en effet la date à laquelle expirera le délai légal de six mois suite à sa mise en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d’abus de confiance et complicité d’usage de faux".

Une stratégie formellement démentie ce jeudi par Luc Brossolet, l’avocat de Dominique de Villepin. "Un, je n’étais pas avec mon client pendant les fêtes de fin d’année. Deux, M. de Villepin n’a pas demandé à ne pas être entendu par les juges, mais il a demandé à ce que l’on change le jour de la convocation pour des raisons à 1000% étrangères à l’affaire Clearstream. Il avait même proposé une nouvelle date, à savoir ce jeudi", a-t-il déclaré à LCI.fr.


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