mercredi 18 octobre 2017

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La RFID prend place dans les bibliothèques parisiennes

Christophe Guillemin, ZDNet.fr

jeudi 17 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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La ville de Paris démarre le déploiement des puces RFID dans ses bibliothèques. Un projet sur cinq ans qui doit permettre de gérer plus rapidement les prêts et retours d’ouvrages, les inventaires, et de lutter plus efficacement contre le vol.

Après le Wi-Fi, les bibliothèques de la ville de Paris poursuivent leur modernisation en intégrant la technologie RFID pour le prêt de livres, de CD et de DVD. D’ici à cinq ans, les quarante-deux établissements municipaux utiliseront tous des étiquettes électroniques à radiofréquence pour identifier leurs documents. Les premiers déploiements techniques débutent actuellement.

Un total de 3 millions de « tags » RFID mesurant 4 à 5 centimètres de côté, fournis par le groupe 3M, vont être collés sur la couverture intérieure des livres (voir photo) ou les pochettes de CD et DVD. L’objectif est, notamment, de gagner en rapidité sur la procédure de prêt aujourd’hui basée sur des code-barres.

Avec les RFID, il suffit de placer une pile de documents empruntés sur une « platine de lecture » (voir photo ci-dessous) pour que l’ensemble soit identifié. Les livres et pochettes CD n’ont pas à être ouverts et passés un par un devant un lecteur, comme avec le code-barre. Même chose pour le retour des documents.

« Ce gain de temps doit permettre au personnel de la bibliothèque d’être plus disponible pour d’autres services, à commencer par le conseil », indique-t-on à la mairie de Paris.

Autre avantage : faciliter les inventaires. Grâce à un lecteur portatif, le bibliothécaire n’a qu’à passer son équipement à quelques centimètres du livre pour qu’il soit répertorié dans l’inventaire. « Il est possible avec ce système d’identifier 5 000 ouvrages en deux heures avec un seul lecteur », assure Pierre Matignon, responsable commercial pour le marché européen des bibliothèques chez Tagsys.

Cette société française fournit les lecteurs portables et les stations de prêt et de retour, en partenariat avec IDENT, intégrateur de solutions pour bibliothèques. « Actuellement, il faut fermer la bibliothèque pour réaliser l’inventaire, ce qui peut prendre plusieurs semaines », poursuit le responsable.

Plus de 80 bibliothèques en France déjà équipées

Dernier avantage : lutter contre le vol. Des portiques RFID seront installés aux portes des bibliothèques afin de repérer les livres dont le dispositif antivol est toujours activé. Ce dernier est intégré à la puce RFID et désactivé lors de l’enregistrement du prêt.

« La même opération permet donc d’identifier les ouvrages et de désactiver l’antivol », précise-t-on chez Tagsys.

Plus de 80 bibliothèques en France sont déjà équipées d’un dispositif similaire, dont la bibliothèque du Sénat et celles des universités Paris VII et Paris X Nanterre. En terme de volumes de documents, le projet de l’équipe municipale est le plus important. La BNF n’a pas encore passé le cap.

À l’international, plus de 300 bibliothèques utilisent déjà des RFID. Ce secteur est historique pour le marché des étiquettes électroniques avec les premières implémentations dès 1998 à la bibliothèque nationale de Singapour. Un secteur qui, chez Tagsys, représente à lui seul environ 25 % de son chiffre d’affaires.


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