mardi 12 décembre 2017

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Otan : Gates s’excuse du bout des lèvres

S.L., le Figaro, avec AFP

vendredi 18 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Le secrétaire américain à la Défense avait raillé le niveau des troupes européennes déployées en Afghanistan, provoquant un tollé aux Pays-Bas. Il se défend d’avoir visé un pays en particulier, mais maintient ses critiques.

Robert Gates a officiellement présenté ses excuses au ministre de la Défense hollandais, mais il ne retire pas ses propos. Le secrétaire américain à la Défense à répété, jeudi soir, que « l’Alliance dans son ensemble » en Afghanistan n’était « pas entraînée aux opérations de contre-insurrection, même si certains pays ont une expertise particulière et des succès dans ce domaine ».

Mercredi, Robert Gates avait créé le tollé en tenant quasiment les mêmes propos dans le Los Angeles Times. Le secrétaire estimait que, si les troupes américaines déployées dans l’est de l’Afghanistan faisaient « un boulot fantastiques », les soldats britanniques, canadiens et néerlandais engagés dans le sud du pays, n’étaient pas préparées à combattre les talibans.

Tollé aux Pays-Bas

De quoi agacer les chancelleries européennes. D’autant que face au tollé que ces propos ont provoqué au Canada, le Pentagone avait assuré Ottawa que ses soldats n’étaient pas visés. Restait donc Pays-Bas et Royaume-Uni. Si Londres n’a pas réagi, ce n’est pas le cas du gouvernement néerlandais, qui a fait convoquer l’ambassadeur américain pour lui demander des éclaircissements. 1.510 soldats néerlandais participent aux opérations en Afghanistan.

Jeudi soir, Robert Gates a donc dû s’expliquer. Il a notamment appelé son homologue néerlandais, Eimert van Middelkoop « et a présenté ses excuses », selon le ministère de la Défense des Pays-Bas. Lors d’une conférence de presse, le secrétaire américain a également promis que ses critiques « étaient adressées à l’Alliance, et non à des pays en particulier », et en vantant « la bravoure et le sacrifice » des forces de l’Otan engagées dans le sud de l’Afghanistan, bastion des talibans.

Mais il assure cependant que « l’Otan en tant qu’institution a des manques, alors que l’Alliance passe d’une focalisation sur la Guerre Froide à un rôle d’intervention plus globale ». Une critique qu’il a, justifie-t-il, déjà émise à propos des forces américaines.


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