mardi 12 décembre 2017

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ABM : une plus grande ouverture est nécessaire (représentant russe auprès de l’OTAN)

RIA Novosti

jeudi 24 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Les questions de la sécurité européenne et de la défense antimissile requièrent une plus grande ouverture, estime le nouveau représentant de la Russie auprès de l’OTAN Dmitri Rogozine.

"Dans le domaine de la sécurité, tout doit être clair", a-t-il déclaré. "Nous autres, Russes, avons mérité le droit de parler sans ambages de la guerre et de la paix", a indiqué M. Rogozine, rappelant que la Russie avait subi des pertes énormes durant la Seconde guerre mondiale.

"Nous appelons à créer un système unique de défense antimissile, alors qu’on nous propose Dieu sait quoi", a-t-il poursuivi, commentant l’intention des Etats-Unis de déployer en Europe de l’Est la troisième zone de positionnement de leur système national de défense antimissile (ABM).

Washington envisage d’implanter un système ABM comprenant un radar en République tchèque et dix missiles intercepteurs en Pologne. Le premier de ces missiles peut entrer en service en 2011. Quant aux autres, il est prévu de les rendre opérationnels d’ici à 2013.

"Nous savons bien ce qui se passe en Iran, et nos experts considèrent avec scepticisme la thèse américaine de l’apparition imminente de missiles balistiques dans ce pays", a rappelé M. Rogozine. "Il nous semble encore plus douteux que l’Iran dispose de l’arme de destruction massive", a-t-il ajouté.

La distance entre Moscou et Grozny (chef-lieu de la Tchétchénie, ndlr) est deux fois plus grande qu’entre Grozny et Téhéran. "Cela signifie que ce problème est encore plus brûlant pour nous : le territoire russe serait à la portée de missiles ayant un rayon d’action moins grand que celui nécessaire pour atteindre les Etats-Unis", a constaté M. Rogozine.

"Une question s’impose : si ces missiles font peser une menace sur nous, pourquoi ne pas nous entendre avec les Européens sur la création d’un système ABM commun ?", a-t-il demandé.

"Est-ce bien contre l’Iran que se défend l’Alliance atlantique ? Pourquoi affirme-t-elle que la menace vient du Sud, tout en s’élargissant vers l’Est ?", a fait remarquer M. Rogozine.

"Faut-il donc que votre boussole soit en panne ? N’hésitez pas à le dire. Nous avons la nôtre, nous vous aiderons", a-t-il a jouté.

"Un dialogue ouvert - avec la participation de l’opinion publique et des médias européens, américains et russes - est absolument nécessaire pour résoudre ces problèmes", a conclu le représentant de la Russie auprès de l’OTAN.


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