dimanche 22 octobre 2017

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Ecole : inquiétude autour d’un logiciel de renseignement sur les élèves

Europe1.fr

lundi 28 janvier 2008, sélectionné par Spyworld

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Une pétition lancée par certains syndicats d’enseignants et des associations comme la Ligue des droits de l’homme alertent sur les éventuelles dérives d’un logiciel mis à la disposition des directeurs d’école pour collecter des informations sur leurs élèves. Si la CNIL n’a pas remis en cause ces fichiers sur la forme, elle demande cependant que les données collectées ne soient pas transmises à d’autres administrations.

Le gouvernement avait déjà pris la précaution d’ôter les cases "nationalité", "langue" et "pays d’origine" des enfants pour éviter que son logiciel "Base élèves" ne soit pas pointé du doigt. De fait, la Commission nationale Information et libertés n’a pas retoqué en l’état le projet en qui concerne désormais 30.000 écoles. Mais des syndicats et des associations lancent aujourd’hui une pétition pour alerter contre les éventuelles dérives nées de ces fiches de renseignement individuelles que doivent remplir les directeurs d’école pour chacun de leurs élèves.

En théorie, les informations collectées grâce au logiciel "Base élève" ne doivent être utilisées que pour de la gestion administrative. Elles peuvent par exemple permettre de mieux gérer les effectifs. Mais le SNUipp, le principal syndicat enseignant, la FCPE, la première association de parents d’élèves et la Ligue des droits de l’homme craignent que les barrières entre administrations soient poreuses, contrairement aux recommandations de la CNIL, et que ces informations réservées à l’Education nationale ne soient transmises à d’autres administrations, services sociaux ou mairies.

Car au-delà des informations qui permettent d’identifier l’élève, sont également compilées des données sur son parcours scolaire, notamment le recours à des éducateurs spécialisés. Le ministère estime avoir mis en place un double système de sécurisation assez efficace. Mais les associations et syndicats redoutent une stigmatisation sociale.


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