jeudi 19 octobre 2017

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Paris dément à nouveau toute participation aux combats au Tchad

Laure Bretton, Reuters

mardi 5 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Les soldats français n’ont jamais pris part aux combats entre armée régulière et rebelles tchadiens, déclare à Reuters le porte-parole de l’état-major français.

"Comme le disent les rebelles, il y a certainement beaucoup de victimes civiles des combats dans le centre de N’Djamena, auxquels nous n’avons jamais pris part", a expliqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.

"Notre seule mission consiste à protéger nos ressortissants et les ressortissants étrangers", a-t-il ajouté, précisant que 1.000 personnes avaient déjà été évacuées vers Libreville et 250 autres restaient sous protection français dans la capitale tchadienne.

En ville ou sur l’aéroport de N’Djamena, les forces françaises ont été prises ces derniers jours dans des "accrochages et ont répliqué. C’était de la légitime défense", a-t-il ajouté.

Le bilan humain est "sûrement très lourd", a-t-on précisé de source militaire sans plus de détails. "Si les rebelles appellent au cessez-le-feu, c’est qu’ils n’ont plus rien, qu’ils ont été défaits totalement par l’armée régulière", a-t-on ajouté de même source.

Les rebelles tchadiens se sont dits prêts mardi à un cessez-le-feu à condition qu’une solution soit trouvée sur le départ du président Idriss Déby.

En vertu d’un accord de coopération datant de 1976, complété par le dispositif Epervier déployé en 1986, l’armée française exerce au Tchad une mission de soutien logistique et médical ainsi qu’un appui au renseignement.

"En aucun cas il ne s’agit d’un accord de défense qui donnerait à la France l’obligation d’intervenir pour protéger la souveraineté" du Tchad, a répété Hervé Morin sur RFI.

PAS DE RENFORTS REBELLES

Interrogé sur la situation sur le terrain, le ministre de la Défense a déclaré : "chaque jour et chaque heure permet de montrer que (le président Idriss) Déby reprend la main sur le territoire tchadien et que les choses s’améliorent pour lui".

"Les rebelles ont encore des moyens militaires donc la situation reste incertaine, la victoire d’Idriss Déby n’est pas encore scellée", a-t-il cependant ajouté. "Nous ne constatons pas de colonnes rebelles arrivant en soutien".

Les missions françaises de renseignement permettent également de "contrôler et vérifier les soi-disant implications étrangères et pour l’instant nous n’avons rien vu", a affirmé Hervé Morin.

"Ce qui est certain, c’est que les forces rebelles étaient du côté de la frontières soudanaise. Ce que nous pourrons savoir dans les jours qui viennent, c’est exactement quelle a été l’implication des Soudanais dans l’action militaire qui a été celle des forces rebelles", a-t-il ajouté.

Le Conseil de sécurité de l’Onu a invité lundi la communauté internationale à soutenir le gouvernement tchadien "en conformité avec la Charte des Nations unies".

"C’est un soutien à l’intégrité du Tchad et à l’action de la France que nous avons menée depuis plusieurs jours", s’est félicité Hervé Morin.

Les déclarations de Bernard Kouchner, qui espère que Paris n’aura pas à agir "plus avant" au Tchad, rappellent aux rebelles "qu’il y a cette espèce d’épée de Damoclès" soutenue par la communauté internationale suspendue au-dessus de leurs têtes, a ajouté le ministre de la Défense.


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