lundi 23 octobre 2017

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La Russie répondra toujours au "défi" de la course aux armements

AFP

lundi 11 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi que la Russie "répondrait" toujours aux "défis" internationaux tels que la "course aux armements", en développant notamment de nouvelles armes.

"Une nouvelle spirale de la course aux armements est lancée dans le monde", a-t-il déclaré lors d’un discours au Kremlin devant l’ensemble des responsables politiques russes.

"La Russie a et aura toujours une réponse aux nouveaux défis", a poursuivi le président russe dont l’intervention, digne d’un discours à la Nation, était retransmise en direct à la télévision publique.

"Les pays les plus développés, s’appuyant sur leur suprématie technologique, investissent plusieurs milliards" dans des armes de nouvelle génération, et leur dépenses "sont des dizaines de fois supérieures aux nôtres", a-t-il souligné.

"Dans les années à venir, la Russie doit développer de nouvelles armes dont les caractéristiques seront les mêmes ou plus sophistiquées que celles dont disposent plusieurs Etats", a conclu M. Poutine, qui doit quitter le Kremlin en mai, faisant le bilan de huit ans de présidence.

M. Poutine s’en est pris aux Etats-Unis et à l’Otan qui rapprochent leurs infrastructures militaires de la frontière russe.

"L’Otan s’élargit, rapproche son infrastructure militaire de nos frontières. Nous avons liquidé nos bases à Cuba et au Vietnam. Qu’avons-nous eu en échange ? De nouvelles bases américaines en Roumanie, en Bulgarie. Des éléments du bouclier antimissile seront déployés en Pologne et en République tchèque", a-t-il poursuivi.

"On tente de nous convaincre que tout cela n’est pas dirigé contre la Russie. Nous ne voyons aucune mesure concrète (de la part de l’Occident) pour chercher un compromis", a-t-il martelé.

Alors que la Russie a respecté "pendant des décennies ses engagements internationaux" dans le domaine de la sécurité y compris le traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), "nos partenaires, membres de l’Otan ne l’ont pas ratifié, ne le respectent pas et nous demandent de l’exécuter unilatéralement", a poursuivi M. Poutine justifiant ainsi encore une fois la décision de Moscou d’en suspendre l’application en décembre.


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