vendredi 15 décembre 2017

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Le ministère de l’Intérieur prêt à dévoiler son plan contre la cybercriminalité

Estelle Dumout, ZDNet.fr

mercredi 13 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Davantage de moyens pour les policiers, perquisitions à distance, mouchards sur les ordinateurs des suspects, filtrage de sites illicites. Michèle Alliot-Marie devrait présenter demain un plan d’envergure pour renforcer la lutte contre les cybercriminels.

Michèle Alliot-Marie avait annoncé en dèbut d’année que la lutte contre la cybercriminalité constituerait une de ses priorités : elle devrait dévoiler demain jeudi 14 février un ensemble de mesures en ce sens, a appris ZDNet.fr.

« La cybercriminalité est un phénomène nouveau, mais en voie de généralisation, je veux la combattre fermement tant dans ses aspects de pédopornographie, que sur les sites incitant à la violence », déclarait la Ministre de l’Intérieur en janvier, lors de la présentation de ses voeux à la presse. « Des cyberpatrouilles sont en voie de constitution pour repérer et suivre les sites et ceux qui les consultent. »

Le Figaro a eu accès au plan d’action qui sera présenté demain. Les mesures préconisées visent d’abord à donner plus de moyens à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information (OCLTIC). Pour l’occasion, il devrait être rebaptisé Office central contre la cybercriminalité (OCC) et ses effectifs renforcés. Ils disposeront d’un nouvel arsenal pour pouvoir identifier plus facilement les éditeurs de contenus illicites qui leur sont signalés, et surtout coopérer avec leurs homologues européens.

Vers une liste noire de sites à filtrer ?

Mais la ministre entend surtout former les officiers de police judiciaire à la perquisition à distance, et veut pouvoir placer « des clés de connexion sur les ordinateurs des particuliers ou des entreprises pour espionner des suspects dans le cadre d’enquêtes sur la délinquance organisée », affirme le quotidien. Une procédure qui ne pourrait se faire que sous le contrôle d’un juge, à l’instar des écoutes téléphoniques.

Par ailleurs, le dispositif de dépôt de plainte par internet, voulu par Michèle Alliot-Marie, fait également partie du plan d’action. La ministre de l’Intérieur veut créer un portail, qui, à terme, devienne un véritable commissariat virtuel.

Enfin, toujours selon Le Figaro, elle souhaiterait mettre en place une liste noire des sites illicites, à caractère pédophile notamment, afin qu’ils puissent être filtrés par les fournisseurs d’accès à internet, sur demande de la police. Un sujet très sensible qui n’a pas la faveur des FAI ; ils estiment depuis toujours que le recours au filtrage n’est pas efficace pour empêcher l’accès à de tels sites, surtout lorsqu’ils sont hébergés à l’étranger.

Contacté par ZDNet.fr, le ministère de l’Intérieur n’a pas été en mesure de préciser si l’ensemble de ces dispositions feront l’objet ou non d’un projet de loi.


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