lundi 16 octobre 2017

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Sarkozy veut une Europe spatiale forte

Yves Miserey, le Figaro, avec AFP

mercredi 13 février 2008, sélectionné par Spyworld

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À Kourou, en Guyane, le président de la République a affirmé que l’année 2008 devrait être décisive pour lancer une politique spatiale ambitieuse.

« Nous sommes très reconnaissants au président Sarkozy de s’être déplacé à Kourou, en Guyane, pour son premier grand discours de politique spatiale », se réjouissait hier Yannick d’Escatha, le président du Centre national d’études spatiales (Cnes).

Cette satisfaction s’explique d’abord par le maintien annoncé de l’effort national en faveur du spatial civil et l’augmentation « résolue et substantielle » du spatial militaire. Mais elle s’explique aussi par la volonté d’ouverture affichée à l’égard de l’Europe et des autres puissances spatiales. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a proposé que le centre de Kourou, actuellement géré par le Centre national d’études spatiales (CNES) et prêté à l’Agence spatiale européenne (ESA), « devienne à terme une véritable infrastructure de l’Union européenne ».

Le discours du président Sarkozy intervient à un moment très particulier. En effet, au cours de l’année 2008, les compétences spatiales européennes qui étaient jusqu’alors entre les mains de l’ESA vont être transférées à l’Union européenne (UE). Or, Nicolas Sarkozy veut que ce transfert soit l’occasion de renforcer l’investissement européen dans le domaine de l’espace, un secteur où la France joue les premiers rôles. C’est ce que le président a martelé lundi soir.

Quatre grands programmes

La France qui assurera la présidence de l’UE durant le dernier semestre 2008 a tous les atouts en main. Il a cité quatre grands programmes susceptibles de structurer cette coopération : « Le géopositionnement ( programme Galileo), l’observation de la Terre, le changement climatique et la surveillance de l’espace (militaire). »

Pour les gros programmes scientifiques comme l’exploration de la planète Mars, Nicolas Sarkozy a estimé nécessaire de se rapprocher des États-Unis. « La réelle preuve de la maturité des nations de notre planète sera de construire ce projet d’aller sur Mars dans la confiance mutuelle et dans l’interdépendance, gage de cette confiance », a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy lors du survol de la station spatiale lundi à Kourou. Crédits photo : AFP


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