samedi 21 octobre 2017

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Bulgarie : Plus de 100 ministres listés comme ex-espions

Reuters

jeudi 14 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Une centaine de ministres bulgares nommés depuis la chute du communisme sont d’anciens agents de l’ex-police secrète, a révélé mercredi une commission chargée d’éclairer le passé communiste de la Bulgarie.

Nouvellement entrée dans l’Union européenne, la Bulgarie a été parmi les derniers pays de l’ancien bloc soviétique à passer au crible son passé.

Fin 2006, les parlementaires avaient voté une loi pour rendre public les noms des membres des services secrets bulgares créés pendant la Guerre froide. Ce texte prévoit que les anciens agents n’ont pas à démissionner et peuvent continuer à briguer des mandats électifs.

Une trentaine d’anciens ministres de l’Intérieur, des Affaires étrangères, de l’Economie, de la Défense, de l’Energie, de l’Agriculture ou de la Culture sont cités dans une liste de 107 anciens agents publiée mercredi par la commission.

L’ancien Premier ministre Zhan Videnov et plusieurs vice-ministres de l’actuelle coalition gouvernementale dirigée par les socialistes en font également partie.

L’an dernier, la commission avait annoncé que le président Georgi Parvanov et une centaine de députés élus depuis 1989 avaient aussi appartenu à l’ancienne police politique.

"A chaque nouveau gouvernement, on observe une tendance à la baisse du nombre de ministres et de vice-ministres issus des anciens services secrets", a déclaré le président de la commission Evtim Kostadinov.

Certains commentateurs et le chef de l’espionnage bulgare ont néanmoins déploré la publication de ces listes, expliquant que divulguer les identités des agents formés par le KGB serait une "démarche mortelle" pour les services secrets actuels parce que beaucoup d’entre eux sont encore en activité.

Considéré à l’époque comme l’un des satellites les plus fidèles de Moscou, la Bulgarie était connue pour son réseau d’espionnage, impliqué dans des complots comme la tentative d’assassinat manqué du pape Jean Paul II ou le meurtre au "parapluie empoisonné" d’un opposant en exil à Londres.


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