lundi 16 octobre 2017

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« La Chine, médaille d’or de l’espionnage », prépare les JO de Pékin

jeudi 21 février 2008, sélectionné par Spyworld

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« La Chine, médaille d’or de l’espionnage », prépare activement les Jeux olympiques qui s’ouvriront à Pékin le 8 août 2008 et va surveiller journalistes, visiteurs et délégations sportives, relève un spécialiste du renseignement qui publie le 29 février un livre sur les services secrets chinois.

« Deux millions de Chinois travaillent peu ou prou pour le renseignement » autour du puissant organisme Guoanbu (Sécurité de l’État), a assuré hier à l’AFP Roger Faligot, auteur d’une quarantaine de livres sur les services de renseignements. Selon lui, les services de sécurité et d’espionnage des JO de Pékin compteront 150 000 à 200 000 personnes.

Dans Les services secrets chinois de Mao aux JO, l’auteur raconte que le directeur du groupe de coordination de la sécurité des JO, Qiang Wei, doté d’un budget de 1,3 milliard de dollars, a créé un Centre de commandement de la sécurité des JO « afin d’assurer en temps réel la riposte à tout risque ».

Selon lui, les Chinois craignent tout autant une action d’el-Qaëda via les indépendantistes Ouïgours, qu’une manifestation du mouvement spirituel Falungong, ou un rassemblement place Tian’anmen pour le Tibet libre, ou encore un mouvement de foule, lié à une escroquerie de double billetterie.

Dans les douze mois précédant l’ouverture des JO, l’armée chinoise aura organisé 25 exercices grandeur réelle de situations de crise, dont une simulation d’un attentat chimique dans le métro.

Fruit d’un « travail de trois ans », l’ouvrage souligne qu’un centre de renseignement a été spécialement créé pour « traquer à l’étranger comme en Chine indépendantistes ouïgours ou tibétains ou espions étrangers déguisés en journalistes sportifs ».

Les milliers de journalistes qui seront accrédités pour la couverture des JO de Pékin seront notamment distingués « dans un protocole de fichage plutôt serré » entre journalistes généralistes et journalistes sportifs.

Dans toutes les ambassades de l’étranger, écrit l’auteur, des équipes spécialisées ont été formées pour « identifier les journalistes sportifs, la nature des médias et définir s’ils ont une attitude “antagoniste” ou “amicale” à l’égard de la Chine ».

Ces équipes travaillent en relation avec les « différents services de renseignements chinois sous couverture diplomatique », comme le Guoanbu, les services de renseignements militaires ou le département des relations internationales du PC chinois. Le très discret bureau 610, créé le 10 juin 1999 pour lutter contre le mouvement Falungong, et « qui quadrille le monde », sera également sollicité.


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