dimanche 17 décembre 2017

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La destruction du réservoir du satellite-espion « couronnée de succès »

AFP

lundi 25 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Aucun débris du satellite ne s’est par ailleurs écrasé sur Terre jusqu’ici, ajoute le département américain de la Défense dans un communiqué.

« Sur tous les plans, cette mission a été couronnée de succès », affirme le vice-chef d’état-major interarmées américain, le général James Cartwright, cité dans le communiqué.

« D’après l’analyse des débris, nous avons un haut degré de certitude que le réservoir de carburant a été détruit et que l’hydrazine a été dissipée », déclare-t-il.

Ce produit, qui sert à propulser le satellite en orbite, pouvait s’avérer potentiellement dangereux pour les populations civiles, si le réservoir qui le contenait s’était écrasé intact, selon Washington, qui a ainsi justifié la destruction du satellite la semaine passée.

Le Pentagone avait annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir réussi à détruire la satellite à l’aide d’un missile lancé depuis un navire de guerre dans le Pacifique, mais attendait d’avoir analysé les débris avant d’annoncer avec certitude avoir détruit le réservoir au cours de l’opération.

Le département de la Défense « continue de surveiller moins de 3000 débris, tous plus petits qu’un ballon de football », mais « jusqu’ici, selon nos informations, aucun débris n’est tombé sur la Terre ». « La grande majorité (d’entre eux) sont déjà rentrés dans l’atmosphère, ou s’y apprêtent dans les prochains jours et semaines », précise le Pentagone.

Mercredi vers 22H26, l’USS Lake Erie a tiré un missile SM-3 tactique qui a frappé le satellite, de la taille d’un bus, à 247 km au-dessus de l’océan Pacifique alors qu’il se trouvait dans l’espace à plus de 11.265 km/h.

Le Pentagone a nié qu’il s’agisse d’un test antimissile ou qu’il ait cherché à démontrer sa capacité à détruire des satellites dans l’espace, à l’instar de la Chine, qui avait abattu, en janvier 2007, un vieux satellite météo chinois avec un missile, sans en informer personne.

Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a pourtant indiqué jeudi que cette opération démontrait la viabilité de leur système antimissile.

« A cet égard, je crois que l’opération parle d’elle-même », avait-il affirmé à des journalistes lors d’une visite à Honolulu, dans l’archipel d’Hawaï.


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