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"Osama ben London" reconnu coupable d’avoir formé des terroristes en Grande-Bretagne

Le Monde, avec AFP

mardi 26 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Au terme d’un procès de quatre mois, Mohammed Hamid, surnommé outre-Manche "Osama ben London", a été reconnu coupable, mardi 26 février à Londres, d’avoir constitué et dirigé des camps d’entraînement terroristes au Royaume-Uni et d’avoir appelé au meurtre de non-musulmans. Mohammed Hamid est présenté comme un des principaux recruteurs d’islamistes extrémistes dans le pays. Parmi ses recrues figuraient cinq hommes condamnés pour leur participation aux attentats manqués dans les transports londoniens en juillet 2005.

DU CRACK AU FONDAMENTALISME

Mohammed Hamid est né en 1957 en Tanzanie de parents indiens musulmans qui se sont installés ensuite dans le West Yorkshire, au Royaume-Uni. Arrivé à Londres à l’adolescence, Mohammed Hamid a dérivé dans la petite délinquance, collectionnant les condamnations pour vol, détention de cannabis pour finir par être "accro" au crack. C’est à l’occasion d’un voyage en Inde qu’il a découvert l’islam fondamentaliste.

A son retour, il a ouvert une librairie islamique dans le centre de Londres et a commencé à se livrer à des prêches – en pleine rue ou dans son appartement – appelant notamment au meurtre des "infidèles" ou de ceux qui n’appliquent pas la charia, la loi islamique. Selon l’accusation, Hamid voulait alors recruter de jeunes musulmans impressionnables pour les envoyer dans des camps d’entraînement en Afghanistan et en Afrique de l’Est. Arrêté à Londres en 2004, il se présente alors comme Osama ben London, par allusion au chef du réseau Al-Qaida.

LIÉ AUX AUTEURS DES ATTENTATS DE JUILLET 2005

Relâché faute de preuves le connectant à une menace terroriste directe, Hamid et son groupe ont été placés sous surveillance par la police et infiltré par le MI5 afin d’établir la preuve d’un lien avec les responsables des attentats de Londres des 7 et 21 juillet 2005. La surveillance des communications du prédicateur a révélé qu’Hamid avait été en contact direct avec deux des terroristes de l’attentat du 7 juillet et appelé ou envoyé des SMS aux kamikazes du 21 juillet au moins 173 fois entre l’automne 2004 et juillet 2005.

Le "terrorism act" voté en 2006 a permis d’arrêter Hamid et ses complices sur les motifs de planification terroriste, entraînement terroriste et appel à des actes de terrorisme.


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