jeudi 14 décembre 2017

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Washington prétend que Karzaï ne contrôle que 30 pour cent de l’Afghanistan

La Presse Canadienne

vendredi 29 février 2008, sélectionné par Spyworld

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Un expert du service de renseignement américain a déclaré mercredi, devant un comité sénatorial, que le gouvernement du président Hamid Karzaï ne contrôlait qu’environ 30 pour cent de l’Afghanistan.

Le directeur de la National Intelligence, Michael McConnell, a déclaré au Senate Armed Services Committee que les talibans contrôlaient entre 10 et 11 pour cent du pays et le gouvernement Karzaï, entre 30 et 31 pour cent.

Mais plus de six ans après l’invasion américaine visant à chasser les talibans du pouvoir et instaurer un gouvernement central stable, la majorité de la population afghane est sous le contrôle de tribus locales.

Le lieutenant général Michael Maples, le directeur de l’agence de renseignement de la Défense, a déclaré devant ce même comité que le gouvernement pakistanais tentait de prendre des mesures plus sévères à l’endroit de ces tribus, le long de la frontière qu’il partage avec l’Afghanistan. On croit que des talibans et des troupes d’Al-Qaïda s’entraîneraient dans cette zone et qu’ils y lanceraient des attaques contre l’Afghanistan.

Mais M. Maples a ajouté que ni l’armée pakistanaise, ni les corps d’armée tribaux frontaliers ne sont équipés pour les combattre. Selon lui, il faudra encore de trois à cinq ans pour corriger ces lacunes et voir une différence dans leur habileté à combattre dans ces zones tribales.

"Les opérations militaires pakistanaises dans la région n’ont pas vraiment affaibli les positions d’Al-Qaïda, a dit M. Maples. Les zones tribales demeurent pour la plupart ingouvernables et continueront de servir de sanctuaire à Al-Qaïda, aux talibans et aux groupes extrêmistes."

Répondant aux questions du président du comité, le démocrate Carl Levin, M. Maples a également déclaré qu’il considérait la méthode d’interrogation de noyade simulée ("waterboarding") comme étant inhumaine. Ceci rendrait donc cette technique illégale, puisque depuis 2005, les lois américaines interdisent le traitement cruel, inhumain et dégradant des détenus.

L’administration de George W. Bush a refusé de légiférer sur la noyade simulée, ne statuant pas s’il s’agissait de torture ou non. Lorsque cette technique est utilisée, la personne interrogée est attachée tête vers le bas et son visage est recouvert d’un tissu. On y verse alors de l’eau pour créer une sensation de noyade. Son utilisation remonte à plusieurs siècles - dont par l’Inquisition espagnole - et elle est condamnée par plusieurs pays.

La noyade simulée peut encore être utilisée comme technique d’interrogation par la CIA, mais son utilisation doit être approuvée au préalable par le secrétaire à la Justice et le président.


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