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Plainte des services secrets belges après des fuites

AFP

jeudi 6 mars 2008, sélectionné par Spyworld

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Le patron des services de renseignement belges a annoncé mercredi avoir porté plainte devant la justice à la suite d’allégations selon lesquelles le chef présumé d’un réseau d’islamistes marocains, Abdelkader Belliraj, aurait été un de ses informateurs.

Dans un communiqué, Alain Winants, chef de la Sûreté de l’Etat, déplore la parution de renseignements "hautement classifiés" dans la presse dans le cadre de cette affaire qui a donné lieu à un début de guerre des polices en Belgique, par médias interposés.

"La Sûreté de l’Etat a décidé de porter plainte avec constitution de partie civile" pour atteinte à la législation sur la "classification", la "communication d’information classifiées" et la "violation du secret professionnel", précise M. Winants. "Une fois de plus on se doit de constater que la teneur essentielle de ces communications et de ces déclarations sont de nature à donner une image négative de la Sûreté de l’Etat", déplore le patron du service civil de renseignement belge.

M. Winants refuse néanmoins de confirmer que M. Belliraj -arrêté le 18 février au Maroc avec une trentaine de personnes suspectées par Rabat de préparer des attentats- ait bien été rémunéré par ses services. Il souligne qu’il ne peut "en aucun cas communiquer des informations en rapport avec d’éventuelles sources humaines".

L’allégation selon laquelle Abdelkader Belliraj a été plusieurs années durant un informateur des services de renseignement belges a fait des remous dans la mesure où l’homme est soupçonné par le Maroc d’avoir commis pas moins de six meurtres en Belgique à la fin des années 1980 et au début des années 1990, dont au moins quatre à caractère politique.

Plusieurs quotidiens belges se sont fait l’écho de critiques de la police judiciaire à l’égard de la Sûreté de l’Etat, accusée de ne pas s’être suffisamment méfiée de Belliraj, de ne pas contrôler de manière assez stricte la provenance de ses "indics" ou d’avoir fait de la rétention d’information à l’égard des autres services de police.


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