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Ouzbékistan : les forces aériennes russes pourront utiliser les aérodromes militaires (Nezavissimaïa gazeta)

RIA Novosti

vendredi 7 mars 2008, sélectionné par Spyworld

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Diplomates et militaires de Moscou et de Tachkent mènent des négociations sur l’utilisation éventuelle de la base aérienne de Khanabad et d’autres aérodromes militaires de l’Ouzbékistan par les forces aériennes russes, indique vendredi une source anonyme au sein du ministère russe de la Défense dans les colonnes du quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Selon le général Leonid Ivachov, qui a longtemps dirigé la Direction principale de coopération militaire internationale du ministère russe de la Défense, un accord à ce sujet avait été signé avec Tachkent en 1999. Cependant, les questions d’ordre technique réglementant la présence d’avions militaires russes dans ce pays restent encore en suspens. D’ailleurs, M. Ivachov estime que, pour la Russie, avoir une base aérienne permanente en Ouzbékistan ne serait pas avantageux.

Pourtant, Khanabad présente tout de même un intérêt pour Moscou. Selon la source au ministère, cet aérodrome dispose d’une "bonne infrastructure modernisée par les Américains".

Avant la désintégration de l’URSS, un régiment de bombardiers opérationnels stratégiques Tu-22M3 était stationné à Khanabad. Après 2001, au début de l’opération en Afghanistan, les Américains avaient manifesté leur intérêt pour cette base et demandé à Tachkent l’autorisation de la louer. Le président ouzbek Islam Karimov qui entretenait alors de bons rapports avec Washington donna son consentement. Le Pentagone avait donc utilisé Khanabad jusqu’en 2005 en qualité d’aérodrome de ravitaillement en combustible, dans le cadre de l’opération antiterroriste lancée par les Etats-Unis en Afghanistan. Mais, après les événements de 2005 à Andijan, où les troupes ouzbèkes avaient étouffé par la force une émeute antigouvernementale, Washington accusa le gouvernement de Karimov de violation des droits de l’homme et Tachkent exigea que des Etats-Unis qu’ils quittent Khanabad. A l’automne de la même année, tous les soldats américains et tout le matériel de guerre du Pentagone furent retirés d’Ouzbékistan.

A présent, Islam Karimov tente de normaliser ses rapports avec les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux. Ce fait est désavantageux pour la Russie, avec laquelle l’Ouzbékistan a signé un traité d’alliance. Le Kremlin suit attentivement les actions des dirigeants ouzbeks. Tachkent ne jouit plus de la confiance d’antan. En ce sens, un détail est particulièrement éloquent : après avoir accepté l’adhésion de l’usine aéronautique de Tachkent à la Corporation aéronautique unifiée, Moscou a décidé de fabriquer ses avions de transport militaires lourds Il-76 non pas dans la capitale ouzbèke, comme auparavant, mais sur son territoire, à Oulianovsk.

Cet article est tiré de la presse et n’a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


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