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Bruxelles autorise l’aide française apportée à Thomson pour le programme Quaero

La Tribune.fr

mardi 11 mars 2008, sélectionné par Spyworld

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Le projet de programme de recherche Quaero lancé en 2005 connaît enfin un nouveau souffle. En effet, la Commission européenne vient de donner son feu vert à une aide française de 99 millions d’euros. Une bonne nouvelle pour Thomson qui chapeaute le projet.

Le projet de "Google à l’européenne" semble relancé. La Commission européenne vient en effet de donner son feu vert aux 99 millions d’aides françaises. Or, dans l’attente de financements publics, Quaero- du latin "je cherche"-, réalisé par un consortium de 23 partenaires avec le groupe Thomson comme chef de file, végétait depuis son lancement en 2005.

Sur le coût total de 199 millions d’euros sur cinq ans, 99 millions provenaient d’aides d’Etat, a précisé la Commission européenne. Et ce sont précisément ces 99 millions d’euros apportés par la France qui nécessitaient l’accord des autorités européennes. "A la suite d’un examen approfondi, la Commission estime que la mesure remplit les conditions" relatives aux aides d’Etat pour la recherche et l’innovation, a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Par ce feu vert, Bruxelles considère que Thomson "ne devrait pas acquérir de pouvoir de marché". Selon elle, Quaero, qui vise à élaborer des systèmes de traitement automatique de contenus numériques multimédia (parole, musique, image et vidéo) permettra à Thomson d’enrichir " à terme son offre commerciale pour les plateformes de distribution de contenus audiovisuels sur protocole Internet (télévision sur Internet, vidéo à la demande...) et pour les systèmes de gestion de contenus multimédia numériques".

La commissaire à la Concurrence Neelie Kroes a ajouté que "Quaero vise l’amélioration des technologies clé pour le traitement des contenus numériques. Nous nous sommes assurés que l’apport positif du programme pour la recherche européenne sera supérieur aux distorsions de concurrence induites par l’aide".

Initialement présenté par Jacques Chirac, alors président français, comme un projet franco-allemand, Quaero avait subi un sérieux revers fin 2006 avec le retrait des industriels allemands qui ont préféré se concentrer sur leur propre programme, Theseus. En ce début 2008, ce projet semble de nouveau sur les rails. Des rails franco-français cette fois.


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