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GLONASS : vérification en Antarctique... avec un GPS au cas où (Kommersant)

RIA Novosti

mercredi 12 mars 2008, sélectionné par Spyworld

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Le premier vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov, en charge du système russe de navigation par satellite GLONASS, a lui-même vérifié mardi son bon fonctionnement dans les régions polaires de l’Antarctique, note mercredi le quotidien Kommersant.

L’ancien successeur potentiel de Vladimir Poutine s’est dit satisfait de l’état de ce système, qu’il avait lui-même violemment critiqué en janvier dernier, alors que rien n’a pourtant été modifié depuis.

Il s’agit de la deuxième visite d’une personnalité russe de premier plan en Antarctique. Le directeur du FSB (Service fédéral de sécurité), Nikolaï Patrouchev, accompagné du directeur du Service des gardes-frontières Vladimir Pronitchev et du parlementaire Artour Tchilingarov, avait débarqué à la station antarctique "Bellingshausen" le 5 janvier 2007. L’idée des visites de personnalités russes de premier plan en Antarctique a semble-t-il été suggérée par le voyage du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dans cette région le 12 novembre 2007.

Pour la première fois, un avion a atterri en Antarctique à l’aide du système russe de navigation par satellite GLONASS, a déclaré M. Ivanov. "Six satellites GLONASS étaient opérationnels sur orbite au moment de notre atterrissage, mais il suffit seulement de quatre appareils pour permettre un atterrissage normal", a indiqué le vice-premier ministre à la descente de l’avion.

Mardi, il a été impossible d’utiliser le système GLONASS à la base scientifique russe "Novolazarevskaïa" pendant une période d’environ trois heures, mais l’arrivée de M. Ivanov avait été prévue à un moment où au moins cinq satellites GLONASS se trouvaient dans la zone de visibilité de l’avion lors de son atterrissage en Antarctique.

Ceci a été fait pour le cas où l’un des appareils aurait eu une défaillance. C’est pourquoi l’horaire de l’atterrissage de M. Ivanov a été minutieusement calculé. Un peu avant ou un peu plus tard, cette condition n’aurait pas été remplie et l’atterrissage de l’avion à l’aide du système GLONASS n’aurait pas été possible, a expliqué une source au sein de l’industrie spatiale. Pour parer à toute éventualité, l’avion était également équipé d’un navigateur américain GPS.

Selon le centre d’information et d’analyse GLONASS, seulement quinze satellites de ce système étaient opérationnels mardi et encore un appareil était en phase d’entretien technique. L’accessibilité intégrale du GLONASS sur le territoire russe se situe entre 70% et 92%, ce qui signifie qu’il peut s’avérer impossible d’utiliser le système pendant près de sept heures (lorsque moins de quatre satellites, nécessaires pour définir les coordonnées, sont visibles), dans les régions sud de la Russie par exemple.

Cet article est tiré de la presse et n’a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.


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