lundi 23 octobre 2017

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Nucléaire : des progrès, mais pas de percée entre Américains et Nord-Coréens

AFP

vendredi 14 mars 2008, sélectionné par Spyworld

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Américains et Nord-Coréens ont progressé à Genève dans leurs négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord, mais pas suffisamment pour reprendre le processus diplomatique à Six gelé depuis la fin de 2007.

Le chef de la délégation américaine, Christopher Hill, a annoncé vendredi matin qu’il quittait Genève après une "très bonne réunion" d’environ huit heures la veille avec son homologue Kim Kye-Gwan. Il avait d’abord envisagé jeudi de poursuivre éventuellement la discussion vendredi matin.

"Nous avons passé en revue beaucoup de sujets. Nous avons parlé de la forme et du fond", a déclaré M. Hill aux journalistes avant son départ pour Varsovie, où il doit participer à une réunion internationale. Il a précisé que les deux parties resteraient en contact durant le week-end.

"Je ne suis toutefois pas en mesure de dire si nous pouvons poursuivre" le processus de dénucléarisation prévu par l’accord conclu en septembre dernier à Genève entre les deux parties.

Pyongyang s’était alors engagé à présenter une liste complète de tous ses programmes nucléaires d’ici à la fin de l’année dernière, en vue de leur démantèlement.

Mais selon les Etats-Unis, la Corée du Nord a failli à sa promesse en présentant une déclaration incomplète de ses programmes nucléaires.

Dans la déclaration initiale présentée en novembre par Pyongyang, le régime communiste ne mentionnait pas la vente par la Corée du Nord d’équipements sensibles à la Syrie.

Or, l’aviation israélienne a bombardé un site syrien en septembre 2007, après que les services de renseignement israélien et américain eurent conclu qu’il abritait un réacteur nucléaire partiellement construit, ce qui a été nié par les Syriens.

Les discussions bilatérales de Genève s’intègrent dans des pourparlers à Six (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Japon, Etats-Unis, Russie) entamées en 2003 et qui avaient abouti en février 2007 à l’engagement de Pyongyang à désactiver puis démanteler ses installations atomiques contre une aide d’un million de tonnes équivalent-pétrole.

M. Hill a souligné jeudi que le régime communiste devait remettre par écrit les détails de son programme nucléaire à la Chine, qui préside les pourparlers à Six. "Je ne pense pas que des assurances verbales données aux Etats-Unis pourraient suffire", a-t-il dit aux journalistes.

"Nous ne pouvons faire preuve de souplesse sur le fait qu’il nous faut une déclaration exacte et complète", a martelé le négociateur américain. "Je pense qu’il est crucial qu’ils avancent sur ce point dès maintenant", a-t-il ajouté, soulignant que les Nord-Coréens ont déjà pris dix semaines de retard pour déclarer leur programme nucléaire.

La Corée du Nord déplore pour sa part ne pas avoir reçu la totalité de l’aide énergétique promise dans le cadre de l’accord à Six.

Le pays, qui a procédé à un essai nucléaire le 9 octobre 2006, exige également d’être retiré de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, ce qui lui donnerait accès à des prêts d’organisations financières comme la Banque mondiale.

Washington soupçonne par ailleurs la Corée du Nord de poursuivre secrètement, en sus de son programme à base de plutonium, un programme d’uranium hautement enrichi, ce que dément le régime communiste.


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