mercredi 18 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > ABM : une certaine détente à l’issue des négociations (...)

ABM : une certaine détente à l’issue des négociations russo-américaines à Moscou (expert)

RIA Novosti

vendredi 21 mars 2008, sélectionné par Spyworld

logo

Les négociations russo-américaines selon la formule "2+2" (Affaires étrangères et Défense) de cette semaine à Moscou se sont déroulées dans un esprit constructif et ont même contribué à une certaine détente sur la question de l’ABM, a estimé vendredi devant les journalistes le politologue russe Sergueï Oznobichtchev.

M. Oznobichtchev est directeur de l’Institut des évaluations stratégiques.

"A l’issue des négociations moscovites, la situation s’est quelque peu détendue", a-t-il dit.

"Tout d’abord, un document écrit a été présenté, a poursuivi l’expert, faisant remarquer qu’il était, en règle générale, "très difficile d’inciter les Américains à écrire quoi que ce soit".

Ainsi, a rappelé M. Oznobichtchev, en huit années de relations Bush-Poutine, un seul accord a été signé en 2002, notamment sur la réduction des armements stratégiques offensifs.

Par ailleurs, a indiqué le politologue, à l’issue des récentes négociations, il a été convenu que les parties élaboreraient un "accord-cadre pour remplacer l’accord START-1 par quelque chose d’autre".

En outre, la partie américaine a reconnu le bien-fondé des préoccupations russes concernant le déploiement d’éléments du bouclier antimissile américain en Europe, et c’est leur autre résultat important, a-t-il dit.

"Et là, plusieurs propositions ont été faites. Il se peut, par exemple, que des capteurs techniques soient installés à des ouvrages ABM américains, et il n’est pas exclu que des officiers et experts russes y soient présents en permanence", a ajouté M. Oznobichtchev.

Qui plus est, a repris l’expert, "le radar ABM pourrait être orienté de telle sorte que la Russie n’ait pas de doutes quant à un éventuel balayage électronique de son territoire".

Evoquant la politique américaine envers la Russie sur la question de l’ABM, le politologue a dit que ce n’était pas une politique de partenariat.

Et d’expliquer que les Américains auraient dû commencer par des consultations avant d’entreprendre quoi que ce soit en la matière.

Somme toute, la confiance réciproque entre la Russie et les Etats-Unis est toujours inexistante, a déploré le directeur de l’Institut des évaluations stratégiques.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :