dimanche 22 octobre 2017

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Près de 9.500 suppressions de postes envisagées dans la sécurité

Gérard Bon, Reuters

mardi 1er avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement envisage de supprimer près de 9.500 emplois en trois ans dans la sécurité, dont près de 6.000 dans la police et 3.500 pour la gendarmerie, écrit mardi Le Monde.

Ces chiffres, qui représentent l’équivalent des emplois créés dans ce secteur par les 35 heures, ou encore le non-remplacement d’un départ sur deux à la retraite, sont évoqués dans le cadre la révision générale des politiques publiques, qui touchera également l’armée.

Selon le quotidien, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, s’est arc-boutée lors d’une ultime réunion du comité de suivi, avant le conseil de modernisation des politiques publiques que doit présider le 4 avril Nicolas Sarkozy.

Michèle Alliot-Marie n’est pas opposée à des suppressions d’emplois mais préfère partir "des besoins et des missions" plutôt que d’une position de principe, dit-on dans son entourage.

"Elle pense que l’on ne peut pas partir d’une logique purement comptable, même si c’est pour arriver probablement au même résultat", ajoute-t-on.

Selon Le Monde, Michèle Alliot-Marie insiste également sur les 13.500 emplois créés par son prédécesseur - Nicolas Sarkozy - dans le domaine de la sécurité.

Pour le ministère de l’Intérieur, la réduction des coûts s’accompagne d’une vaste réorganisation concernant plusieurs services sensibles, comme le renseignement.

Michèle Alliot-Marie s’est ainsi engagée à boucler la fusion de la direction de la surveillance du territoire (DST) et des renseignements généraux (RG) dans un ensemble baptisé direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) au 1er juillet.

Or, l’inquiétude des fonctionnaires concernés reste vive.

Le syndicat de police SGP-FO estime ainsi que le préfet de police de Paris risque de perdre ses prérogatives dans le domaine du renseignement pour la proche banlieue.

"Au moment même de la création d’un secrétariat d’Etat au Grand Paris, la police nationale organise le démantèlement du renseignement sur la plaque urbaine d’Ile-de-France", estime son secrétaire général, Nicolas Comte, dans un communiqué.

Selon lui, un document préparatoire du prochain comité technique paritaire consacré à la réforme des services de renseignements confirme la perte des prérogatives de la préfecture de police.

"Les Renseignements généraux parisiens n’auraient plus compétence sur le territoire de la petite couronne, celle-ci serait confiée à la direction de la sécurité publique. Ainsi, le préfet de police de Paris serait dépouillé des informations et des renseignements sur la petite couronne", s’alarme-t-il.

La préfecture de police de Paris devait en principe conserver ses 800 policiers qui dépendent des RG.

Parallèlement, le texte de loi officialisant le passage des gendarmes dans le giron du ministère de l’Intérieur devrait être débattu en septembre prochain.


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