vendredi 20 octobre 2017

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L’inquiétant tableau d’un expert sur la cybercriminalité

L’Expansion.com, avec AFP

mardi 1er avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Cyberattaque massive contre l’Estonie, intrusion « chinoise » dans les administrations en Europe et contamination galopante par le virus Storm : la cybercriminalité est en pleine prolifération, a estimé mardi un expert au Conseil de l’Europe. Laurence Ifrah, chercheur à l’Université Paris-2, a ainsi rappelé les cyberattaques lancées en mai 2007 contre des administrations estoniennes, en provenance de Russie, lors d’une conférence au siège de l’organisation européenne à Strasbourg.

Un million d’ordinateurs « zombies » - les propriétaires ne le savent pas infectés - ont été utilisés à partir de 60 pays, « d’où la difficulté de représailles », selon cet expert. Laurence Ifrah a aussi évoqué « l’armée de 20.000 hackers chinois » membres de la Honker Union of China qui, selon elle, attaque régulièrement des sites de responsables dans les administrations américaine, d’Australie et de Nouvelle-Zélande mais aussi en Europe à Paris, Londres ou Berlin. Des hackers au Maroc ont « effacé » 400 sites israéliens, ces derniers réagissant ensuite « en s’en prenant à 15.000 sites au Maroc ».

Elle a aussi cité le cas des « hacktivistes » d’un groupe « Anonymous » qui ont « défacé » des sites de l’Eglise de Scientologie en remplaçant leur page d’accueil par une autre page. Laurence Ifrah a évoqué la dangerosité d’un nouveau virus, le « Storm worm », contre lequel, affirme-t-elle, « tous les Etats sont en alerte maximale ». « Il a déjà contaminé au moins 20 millions d’ordinateurs » car on ne peut actuellement empêcher qu’il se dissémine et il s’introduit notamment lors de partage de fichiers de musique ou vidéo. Renforcer la coopération

La conférence de Strasbourg veut améliorer la coopération internationale contre les crimes liés à l’internet, comme la pornographie, l’usurpation d’identité, la fraude et le cyberterrorisme. Les 200 participants doivent adopter les premières lignes directrices d’une coopération entre les acteurs privés de l’industrie et le secteur public. Le projet s’appuie sur la Convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité de 2004, ratifiée par 22 Etats dont les Etats-Unis et, à ce jour, par la moitié des pays de l’Union européenne dont la France.


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