jeudi 14 décembre 2017

Accueil du site > Défense > France > Paris annonce un renfort de 700 hommes en Afghanistan

Paris annonce un renfort de 700 hommes en Afghanistan

France 24, avec AFP

jeudi 3 avril 2008, sélectionné par Spyworld

logo

"A l’issue de la présidence française [de l’Union européenne, au deuxième semestre de 2008], le moment sera venu de prendre les décisions nécessaires pour que la France prenne toute sa place dans les structures de l’Otan", a déclaré le président français devant ses partenaires du sommet de l’Otan, en Roumanie.

Il s’agit là d’un revirement de la politique française, la France ayant quitté la structure militaire intégrée de l’Otan, en 1966. Une décision prise par le général de Gaulle.

Nicolas Sarkozy entend profiter de l’occasion du prochain sommet de l’Otan programmé l’an prochain à Strasbourg et Kehl, mais à condition que des progrès interviennent d’ici là sur l’Europe de la défense. "Chaque chose en son temps (...) laissons cheminer l’Europe de la défense, et nous continuerons à cheminer vers l’Otan. Je le redis, ce sont les deux en même temps, pas l’un ou l’autre, attendons le sommet (de Strasbourg-Kehl)", a déclaré le chef de l’Etat français.

Une mission pour "l’Afghanisation et la reconstruction"

Le président français a également confirmé que la France allait envoyer en Afghanistan un bataillon supplémentaire de 700 soldats, qui sera déployé dans l’est du pays. "La France prendra aussi le commandement de la région Centre [de l’Afghanistan] pour un an, à compter de cet été", a-t-il indiqué lors d’un discours prononcé à huis clos.

Lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel, il a souhaité que cette mission française serve "la sécurité en Afghanistan et permette ’l’afghanisation’ et la reconstruction" du pays.

L’intégration de l’Ukraine et de la Géorgie repoussée

Les pays membres de l’Otan n’ont pas trouvé d’accord sur l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie. Ils ont annoncé jeudi qu’ils s’engageaient à admettre les deux ex-Républiques soviétiques dans leurs rangs sans pour autant leur accorder le statut de candidat officiel.

Leur dossier sera revu en décembre par les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance atlantique. Ce calendrier convient à Viktor Iouchtchenko qui l’a qualifié de "victoire". Le nouveau délai imposé relève pour lui d’un simple "compromis politique".

Le texte du compromis "salue les aspirations euro-atlantiques de l’Ukraine et de la Géorgie." Les dirigeants de l’Otan s’y engagent "à ce que ces deux pays deviennent un jour membres de l’alliance."

Les dirigeants, réunis à Bucarest à l’occasion du plus grand rassemblement de l’histoire de l’Alliance de l’atlantique nord, se sont accordés pour inviter l’Albanie et la Croatie à adhérer à leur organisation.

La Grèce a, quant à elle, mis son veto à une adhésion de la Macédoine, empêchant l’ancienne république yougoslave d’intégrer l’organisation puisque, dans l’Otan, toute décision doit être prise à l’unanimité. En conflit avec l’ex-république yougoslave depuis son indépendance, la Grèce exige que la Macédoine change de nom avant d’être admise comme candidate à l’entrée dans l’Alliance.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :