vendredi 20 octobre 2017

Accueil du site > Informatique > Sécurité Informatique > L’état français s’implique dans la sécurité

L’état français s’implique dans la sécurité

Thierry Outrebon* , 01 Réseaux

lundi 12 septembre 2005, sélectionné par Spyworld

logo

« La société en réseaux se trouve confrontée au terrorisme en réseau », selon François-Bernard Huyghe.

Armement, cryptologie, communication, biotechnologies ... Près de huit secteurs stratégiques de l’industrie seront bientôt protégés des OPA étrangères, d’après une note envoyée par Bercy au Conseil d’État. Thales et Alcatel, cités comme stratégiques, seraient ainsi l’objet de cette protection.

L’État français s’intéresse de près aux nouvelles technologies de sécurité et à un espionnage industriel grandissant. Depuis le 11 septembre 2001, les principaux services d’espionnage mondiaux ont vu leurs divisions informatiques tripler. C’est le cas de la NSA et du FBI aux États-Unis, du MI5 au Royaume-Uni et, surtout, des Mossad, Shabak et Aman en Israël.

Mais ces bureaux, censés éplucher tous les sites terroristes de la planète, travailleraient aussi sur l’évolution des marchés de l’armement, de la sécurité informatique et des télécommunications, synonymes d’écoute téléphonique. C’est du moins ce que sous-entendent les spécialistes des télécoms en butte à une concurrence extrêmement bien informée. Et ce qu’écrivait déjà notre actuel locataire de Bercy, Thierry Breton, dans son roman de sciencefiction Netwar à la fin des années 80, lorsqu’il était conseiller en hautes technologies.

De la fiction à la réalité, il n’aura fallu qu’une quinzaine d’années. François-Bernard Huyghe, enseignant au Celsa, écrit sur le site strategic-road.com : « Les futurologues, dont ceux de la Rand Corporation, théorisaient déjà la netwar, la guerre en réseaux, qu’ils distinguaient de la cyberwar, la guerre cybernétique ou plutôt assistée par ordinateur. [...] Le Pentagone en a rêvé, Al-Qaida l’a réalisé ! »

Depuis les attentats du 7 juillet dernier à Londres, le MI5 et toutes les polices européennes dotées de services d’écoute avancés ont multiplié les interventions sur des sites qui, depuis des années, diffusaient des appels à la guerre sainte.

Abu Musab Zarqawi, le représentant d’Al-Qaida en Irak, symbolise à lui seul le savoir-faire des terroristes. Il s’est spécialisé dans les sites web à partir desquels les télévisions du monde entier peuvent télécharger des vidéos spectaculaires. Convaincre pour vaincre reste le nerf de la guerre de l’information et, à ce jeu, le web est devenu une arme universelle.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :