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Israël lance le plus grand exercice de défense passive de son histoire

AFP

dimanche 6 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Israël a lancé dimanche, près de deux ans après la guerre au Liban, le plus grand exercice de défense passive de son histoire et assuré qu’il n’avait aucune intention hostile envers ses voisins.

Cet exercice de cinq jours, appelé "Instant critique", a pour but de préparer la population israélienne a des attaques d’armes conventionnelles - comme les roquettes Katioucha tirées à l’été 2006 par le Hezbollah libanais - ou des attaques de missiles armés de têtes chimiques et bactériologiques.

Dimanche matin, les radios militaire et publique appelaient la population à vérifier les abris avec un slogan : "Etre protégé, c’est être prêt".

Mardi, des sirènes retentiront dans tous le pays, dans les institutions publiques ainsi que les écoles et les habitants devront se réfugier dans des abris. Dans le même temps, la Défense civile expliquera pour la première fois à la télévision comment se comporter lors d’une attaque.

Les hôpitaux, services d’urgence, municipalités et ministères seront également mobilisés pour l’exercice qui survient dans un contexte de tension entre Israël et la Syrie.

"L’objectif de l’exercice est de vérifier les capacités des autorités à agir en temps de crise et à préparer l’arrière à différents scénarios", a affirmé le Premier ministre Ehud Olmert à l’ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem.

Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, a assuré que "dans les guerres d’aujourd’hui, préparer l’arrière à faire face (à des attaques) constitue un élément essentiel à la victoire".

"En organisant cet exercice qui est le plus important depuis de nombreuses années nous tirons une des leçons de la deuxième guerre du Liban", a souligné M. Barak à la radio publique.

Après la guerre au Liban contre la milice chiite Hezbollah, les autorités israéliennes avaient été sévèrement critiquées dans un rapport officiel pour l’impréparation et la désorganisation des services chargés de la protection des civils.

Durant cette guerre, la milice chiite avait réussi à tirer quelque 4.000 roquettes contre le nord d’Israël et contraint un million de civils à vivre dans des abris vétustes et mal équipés, manquant de places, de nourriture ou de ventilation.

Dans le contexte de tension avec la Syrie, Israël s’est efforcé de rassurer Damas et Beyrouth.

"Ceci n’est qu’un exercice qui ne dissimule rien. Tous les rapports sur la tension au nord doivent être dédramatisés. Nous n’avons pas de plans secrets", a assuré M. Olmert.

"Autant que je sache, les syriens savent cela et il n’y a aucune raison d’interpréter autrement cet exercice (...) Israël ne cherche aucune confrontation violente dans le nord. Nous souhaitons des négociations de paix avec les Syriens", a-t-il poursuivi.

Les pourparlers syro-israéliens sont gelés depuis 2000. Damas exige le retour total du plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967, comme prix de la paix.

L’armée libanaise et la Force des Nations unies au Liban (Finul) ont affirmé samedi être "vigilantes" face cet exercice en vue de contrer toute "violation" à la frontière entre les deux pays.

"Lorsque l’ennemi est en train d’effectuer des manoeuvres à la frontière, il est normal que l’armée soit vigilante", a déclaré un porte-parole de l’armée libanaise.

Selon M. Barak, "le front nord est particulièrement sensible, mais nous n’avons aucune envie de provoquer une dégradation (militaire) et l’autre côté le sait". Mais, a-t-il insisté, "nous sommes prêts à faire face à tout développement".


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