lundi 23 octobre 2017

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Livre blanc sur la Défense : la commission secouée par la démission de membres PS

AFP

mardi 8 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Deux parlementaires socialistes ont annoncé mardi leur démission de la commission du Livre blanc sur la défense, devenue selon eux une "chambre d’enregistrement des décisions" de Nicolas Sarkozy, démission "vivement regrettée" par le président de la commission Jean-Claude Mallet.

La députée Patricia Adam et le sénateur Didier Boulaud ont annoncé leur démission le jour même où l’Assemblée nationale débattait d’une motion de censure présentée par le PS pour dénoncer la "rupture atlantiste" de Nicolas Sarkozy.

"En sept mois de travaux, nous avons constaté que cette commission ne servait que de chambre d’enregistrement des décisions du président de la République", ont-ils dénoncé dans un communiqué commun.

Les deux parlementaires citent "le retour dans le commandement intégré de l’Otan" et "l’envoi de renforts en Afghanistan".

Mais ils évoquent aussi "la création d’une base navale française permanente à Abou Dhabi", "la réforme des services de renseignement", "le rattachement de la gendarmerie au ministère de l’Intérieur" et "la modification des implantations territoriales des unités sans concertation avec les élus et les personnels".

La commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale doit rédiger d’ici à l’été ce document qui engagera la politique de la France en la matière pour les 15 années à venir.

Selon le groupe socialiste à l’Assemblée, elle est devenue "une coquille vide", un "simulacre de consultation et de démocratie".

M. Mallet a "vivement regretté" les démissions des parlementaires socialistes, soulignant qu’il avait toujours plaidé pour associer l’opposition à ses travaux.

"Il est inexact de prétendre que la commission n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions du président de la République et qu’elle n’est pas indépendante, je ne peux par le laisser dire", a-t-il lancé.

Selon lui, les exemples cités par les parlementaires relevaient soit de "l’actualité politique", soit de décisions prises par Nicolas Sarkozy "après avoir reçu les avis de la commission".

M. Mallet a ainsi évoqué la réforme des services de renseignement, "une proposition de la commission", l’Otan, objet "d’un certain nombre d’options" présentées par elle au chef de l’Etat, ou le discours de Nicolas Sarkozy sur la dissuasion nucléaire, le 21 mars à Cherbourg, qui "résultait directement des travaux de la présidence et de la commission".

Lors de l’installation de la commission, fin août, M. Sarkozy s’était félicité de la présence en son sein de quatre parlementaires de la majorité et de l’opposition, y voyant un signe "d’ouverture".

M. Mallet a par ailleurs indiqué que la mouture définitive du Livre blanc, qui devait initialement être publiée début mars, puis a été annoncée pour la mi-mai, n’était plus attendue désormais que "dans le courant du mois de juin".


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