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L’Iran accélère son programme nucléaire malgré les sanctions de l’ONU

Le Monde

mardi 8 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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L’Iran a célébré, mardi 8 avril, son programme atomique lors de sa deuxième Journée nationale du nucléaire. Le président Mahmoud Ahmadinejad a débuté la journée par une visite de l’usine de Natanz. A cette occasion, il a annoncé qu’"aujourd’hui le processus de la phase d’installation de 6 000 nouvelles centrifugeuses a commencé", sans préciser combien avaient déjà été installées. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait fait état dans son dernier rapport en février de la poursuite de "travaux d’installation" pour de nouvelles centrifugeuses, en plus des 2 952 déjà en activité.

M. Ahmadinejad a précisé que "d’autres actions ont été accomplies" dont le détail doit être dévoilé dans la journée. Il pourrait s’agir de la mise en route d’un modèle plus performant de centrifugeuses. Ces annonces constituent un nouveau revers pour le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a déjà infligé à Téhéran trois séries de sanctions économiques, diplomatiques et techniques, dont le gouvernement iranien assure qu’elles n’ont eu aucun effet.

FAIBLE PRODUCTION

Dans son dernier rapport en date du 22 février, l’AIEA annonçait avoir reçu à la mi-janvier des informations de l’Iran sur un nouveau type de machines, baptisées IR-2. Ce modèle, dérivé du modèle P-2 pakistanais, lui-même d’origine européenne, est théoriquement plus performant que le modèle P-1 actuellement en service à Natanz. Mais à la différence du modèle P-2, fabriqué dans un acier spécial, l’IR-2 est en fibre de carbone, plus facile à fabriquer selon les explications des spécialistes iraniens fournies à l’AIEA dès 2004.

Lors de la précédente "fête du nucléaire", M. Ahmadinejad avait déjà annoncé le passage à une phase d’enrichissement "industriel" de l’uranium, avec un objectif déclaré de 50 000 centrifugeuses. Mais celui-ci reste loin d’être atteint, d’autant plus que les techniciens iraniens semblent rencontrer des difficultés pour faire tourner leurs installations à pleine capacité. L’AIEA a ainsi remarqué dans son dernier rapport que la production d’uranium faiblement enrichi à l’usine de Natanz était "bien inférieure" à sa capacité théorique.


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