mardi 17 octobre 2017

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Défense : Morin promet d’assouplir au cas par cas son plan d’économies

Europe1.fr

mercredi 9 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense a confirmé mardi que 6.000 postes seraient supprimés chaque année pendant six à sept ans dans les armées. Mercredi, Hervé Morin a cependant précisé qu’il était prêt "dans quelques cas" à assouplir les critères pour fermer des garnisons, notamment dans les départements qui rencontrent des difficultés économiques et qui avaient fait part de leur inquiétude.

Hervé Morin s’est exprimé à huis clos mardi devant quelque 600 officiers et civils du ministère de la Défense. Il leur a présenté un plan d’économies, dont les premiers éléments dévoilés dans la presse ont suscité de grandes inquiétudes dans les rangs de l’armée mais aussi auprès d’élus locaux qui pourraient être concernés par des fermetures de garnison. Détaillant la réforme mardi, le ministre de la Défense a immédiatement tenu à préciser mercredi que des aménagements seraient possibles.

Hervé Morin a ainsi confirmé 6.000 suppressions de postes chaque année et pendant six à sept ans. Il s’agit ainsi pour l’armée d’accorder son pas sur la politique globale de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite voulue par Nicolas Sarkozy. Le ministre de la Défense a par ailleurs indiqué qu’il annoncerait en juin le nombre et la localisation précise des implantations, bases ou régiments qui seront supprimés ou restructurés. Des rapports tablent sur une trentaine de garnisons et une dizaine de régiments.

Ces chiffres inquiètent plusieurs villes et départements, notamment dans le Nord-Est de la France, qui pourraient perdre au passage un de leurs principaux employeurs. Pour répondre à cette inquiétude, Hervé Morin, s’est dit prêt mercredi "dans quelques cas" à assouplir les critères de suppression des implantations militaires dans les départements rencontrant des difficultés économiques. Il y a une semaine, il avait pourtant affirmé : "la défense n’oubliera pas complètement les préoccupations d’aménagement du territoire mais nos compatriotes ne mettront pas 37 milliards d’euros dans un outil militaire sans qu’il remplisse d’abord sa fonction".


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