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Italie/enlèvement imam : HRW demande l’extradition des agents de la CIA

AFP

mercredi 16 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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L’organisation de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), a demandé mercredi au nouveau gouvernement italien d’exiger des Etats-Unis l’extradition des agents de la CIA impliqués dans l’enlèvement en 2003 en Italie d’un imam égyptien.

"HRW demande expressément au gouvernement italien nouvellement élu de réclamer l’extradition des 26 agents américains de la CIA impliqués dans cet enlèvement", indique un communiqué de l’organisation, alors que le procès a repris le même jour à Milan (nord).

La droite de Silvio Berlusconi, un allié du président américain George W. Bush, a remporté les législatives du week-end dernier et s’apprête à former le nouveau gouvernement.

Roberto Castelli, ministre de la Justice du précédent gouvernement Berlusconi, avait refusé en avril 2006 de demander l’extradition de ces agents.

"Le nouveau gouvernement devrait reconsidérer son refus de réclamer l’extradition des 26 Américains. Il devrait montrer au monde que l’Italie n’offre pas l’impunité aux ravisseurs", a estimé Joanne Mariner, responsable du département terrorisme et contre-terrorisme à HRW, cité par le communiqué.

Trente-trois personnes sont actuellement jugées à Milan, dont 26 agents de la CIA par contumace, pour l’enlèvement en février 2003 de l’ex-imam égyptien Abou Omar, alors soupçonné de terrorisme. Transféré en Egypte après le rapt, il y a été incarcéré et affirme avoir subi des tortures.

Ce procès est le premier en Europe sur les transfèrements secrets par la CIA de personnes soupçonnées de terrorisme. Il avait coûté son poste au général Nicolo Pollari, ancien directeur général du service de renseignement militaire italien, SISMI.

Ouvert en juin 2007, le procès avait été suspendu peu après dans l’attente d’une décision de la Cour constitutionnelle sur un litige entre le parquet de Milan, en charge de l’enquête, et le gouvernement italien qui invoquait le secret d’Etat dans cette affaire.

Le tribunal de Milan a décidé en mars la reprise du procès, en se basant sur une disposition constitutionnelle prévoyant une "durée raisonnable pour un procès", et une audience consacrée à l’examen des preuves a débuté mercredi.


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