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La protection de l’environnement spatial reste une des priorités des États-Unis

Merle D. Kellerhals Jr., Usinfo.state.gov

dimanche 20 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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À mesure que l’espace devient de plus en plus indispensable à la prospérité économique et à la sécurité internationale, il devient aussi de plus en plus urgent de trouver de nouvelles manières de s’occuper des débris provenant des explosions de fusées et des tests anti-satellites des décennies passées.

« Il faut noter que la société civile offre une gamme de nouvelles manières de coopérer en matière de sécurité des vols spatiaux », a déclaré Gary Larson, représentant permanent adjoint des États-Unis à la Conférence du désarmement, dans un discours préparé pour une réunion parrainée par les Nations unies à Genève. Il a rappelé que les États-Unis et les pays de l’Europe de l’Ouest travaillaient depuis 1980 sur ces questions et que les discussions ont été élargies pour inclure le Japon et la Russie.

« Les États-Unis et l’Europe sont les principaux tenants de la coopération internationale pour préserver l’environnement spatial pour les futures générations », a-t-il précisé. À la suite des discussions des années 80 et du début des années 90, un Inter-Agency Space Debris Cooordination Committee (IADC, Comité interministériel de coordination des débris spatiaux) a été constitué en 1993 par l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace des États-Unis (NASA), l’Agence spatiale européenne (ESA) et les agences spatiales civiles russe et japonaise.

Aujourd’hui, l’IADC, qui comprend neuf agences spatiales nationales en plus de l’ESA, a élaboré des lignes directrices pour protéger l’espace des débris artificiels. Ce travail a débouché sur des directives qui ont été avalisées en 2007 par le Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique des Nations unies dans le cadre des « meilleures pratiques » pour la sûreté des opérations dans l’espace.

Les États-Unis et d’autres pays œuvrent à la formation d’un groupe de travail informel de spécialistes du secteur public et du secteur privé qui sera chargé d’explorer l’impact à long terme des activités spatiales sur la sécurité de l’espace, a encore déclaré M. Larson.

Il a aussi précisé que les chercheurs s’intéressaient de plus en plus aux moyens d’éviter que les véhicules spatiaux se heurtent les uns les autres et de trouver des meilleurs moyens de prévenir les interférences intentionnelles avec les satellites.

Du fait de la complexité des questions spatiales et autres, les discussions risquent d’être longues. Il importe donc, a encore noté M. Larson, de ne pas se laisser détourner par des intérêts politiques étroitement nationaux et d’éviter le dédoublement inutile des discussions dans d’autres enceintes.

Il sera de plus en plus important de garder les communications ouvertes et de continuer à bâtir un climat de confiance pour traiter les futurs incidents dans l’espace. Entre autres mesures précises, on peut imaginer des échanges réguliers entre les hauts commandements des opérations spatiales et les responsables du lancement et de l’exploitation des satellites.

M. Larson a aussi insisté sur le fait que les États-Unis continuaient à croire fermement dans les utilisations pacifiques de l’espace mais aussi que les activités de défense et de renseignement tombaient sous le coup des lois et des traités internationaux.

« Le principe le plus important de tous ceux élaborés en commun dans tous ces traités est celui du libre accès à l’espace et de sa libre utilisation à des fins pacifiques par tous les pays », a encore dit M. Larson qui a ajouté que les États-Unis voulaient également conserver suffisamment de liberté de manœuvre pour protéger les intérêts de la sécurité nationale.

« Ce principe a été évoqué pour la première fois par le président Eisenhower, vers la fin des années 50 et est à la base des préceptes fondamentaux du Traité de l’espace extra-atmosphérique. La détermination de préserver l’utilisation pacifique de l’espace et ses avantages est inscrite dans la Politique nationale américaine de l’espace promulguée par le président George W Bush le 31 août 2006 » a rappelé M. Larson.

Les États-Unis reconnaissent que certains défis naissants en matière de sécurité de l’espace pouvaient demander de nouvelles formes de coopération avec leurs alliés, leurs amis et les autres nations intéressées par l’exploration spatiale.


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