mercredi 13 décembre 2017

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Le second porte-avions français sur la sellette

Samuel Laurent, le Figaro, avec AFP

lundi 21 avril 2008, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense Hervé Morin a confirmé dimanche que la situation budgétaire rendait « difficile » la construction d’un second bâtiment pour suppléer le Charles de Gaulle.

La rumeur agitait les milieux de la défense depuis quelques semaines, Hervé Morin l’a confirmée dimanche au Grand Rendez-vous Europe 1-Le Parisien : « la situation budgétaire de l’équipement de nos forces rend difficile la construction du second porte-avions ».

Depuis la mise à la retraite du Clémenceau en 1997, la France ne possède qu’un seul porte-avions, le Charles de Gaulle. Une situation handicapante, puisque ce bâtiment doit être mis en cale sèche durant six mois tous les 200 jours, soit plus d’un tiers du temps.

Lors de la campagne présidentielle, la question avait été abordée par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Le futur chef de l’Etat avait expliqué, lors d’un entretien avec la revue Défense : « La décision de se lancer dans la construction (d’un nouveau porte-avions) doit s’apprécier relativement aux marges de manœuvre dont nous pouvons disposer et à la lumière des arbitrages capacitaires ».

3,5 milliards d’euros

Quelques mois plus tard, lors d’une convention de l’UMP sur le sujet, il avait nuancé son propos, parlant de « question de cohérence » et insistant sur la nécessité de « se poser la question de la permanence à la mer de notre groupe aéronaval ». Une prise de position plus favorable à cette construction, donc. Hervé Morin avait d’ailleurs indiqué, le 25 juin 2007 sur France Inter : « A priori, nous aurons un second porte-avions. C’est, disons, acté ».

Mais les difficultés budgétaires de la France ont changé la donne. « C’est un arbitrage que nous avons à faire, qui sera fait dans les semaines qui viennent », a assuré dimanche Hervé Morin. Le Livre blanc sur la Défense, attendu d’ici à l’été, devrait trancher.

L’autre question est celle d’une éventuelle « mutualisation » de la construction avec la Grande-Bretagne. Une position qui avait les faveurs de Ségolène Royal durant la campagne. Elle permettrait de répartir l’effort financier, estimé aux alentours de 3,5 milliards d’euros, selon un rapport parlementaire datant de février. La Défense conteste ce chiffre et parle, elle, de 3 milliards.


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