samedi 16 décembre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > La communauté internationale a gagné du terrain sur le terrorisme en (...)

La communauté internationale a gagné du terrain sur le terrorisme en 2007

David I. McKeeby, USinfo.state.gov

dimanche 11 mai 2008, sélectionné par Spyworld

logo

La lutte antiterroriste nécessite une stratégie complexe, globale et collective.

Les progrès réalisés en 2007 par la communauté internationale contre les cellules terroristes soulignent la nécessité de poursuivre une stratégie complexe, globale et collective de lutte contre le terrorisme.

« En coopérant avec nos alliés et partenaires du monde entier, nous avons créé un climat moins accueillant pour les terroristes, forcé leurs chefs de file à se cacher et réduit leurs capacités de planifier et de monter des attaques », a déclaré le coordonnateur de la lutte antiterroriste du département d’État, M. Dell Dailey, le 30 avril, à l’occasion de la publication du Rapport sur le terrorisme dans le monde en 2007.

Ce rapport annuel, conçu conjointement par le département d’État et le Centre national de lutte contre le terrorisme (NCTC), fournit au Congrès des informations sur les progrès réalisés dans la lutte contre Al-Qaïda et autres groupes considérés comme terroristes par les États-Unis.

Selon ce rapport, on a recensé en 2007 14.499 attaques terroristes dans le monde, soit une légère diminution par rapport à l’année précédente (14.570). Toutefois, le progrès contre le terrorisme ne se mesure pas uniquement en chiffres, affirme le directeur adjoint du NCTC, M. Russ Travers.

« L’année dernière, quelque 98.400 policiers ont été blessés ou tués. On a également constaté une augmentation des attaques contre des écoles. Nous avons par ailleurs des rapports indiquant qu’au moins 2.400 enfants ont été tués. Ce chiffre est sans aucun doute beaucoup plus élevé, mais nous ne pouvons pas le prouver. »

Le terrorisme demeure une menace complexe

Depuis 2001, le renforcement de la sécurité aux frontières et dans les transports, l’adoption de nouvelles lois, notamment dans le secteur bancaire, et l’intensification de la coopération entre les services du renseignement de divers pays ont affaibli les terroristes, a affirmé M. Dailey, citant à titre d’exemple plusieurs complots terroristes déjoués au Royaume-Uni, en Allemagne et au Danemark.

Mais le terrorisme demeure une menace complexe, a-t-il ajouté. Les cellules qui trouvent asile dans des régions instables du monde s’emploient à contourner les nouvelles mesures de sécurité en forgeant des alliances avec des groupes régionaux et en orchestrant une importante propagande sur Internet dans le but d’exploiter les griefs des populations locales et d’attirer les jeunes sur la voie de l’extrémisme.

« Le message de haine et de destruction des terroristes ne promet rien pour l’avenir », a souligné M. Dailey.

Contrer ce mouvement est une priorité, a-t-il ajouté, et cela peut prendre diverses formes. Ainsi la Colombie s’efforce de fournir des services publics et de renforcer la sécurité pour contrer l’influence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ; l’Arabie saoudite a décidé de réinsérer d’anciens extrémistes, et le gouvernement pakistanais récemment élu redouble d’efforts pour pacifier et sécuriser les régions tribales qui bordent l’Afghanistan.

Les États parrains du terrorisme

Lutter contre le terrorisme, a affirmé M. Dailey, signifie également qu’il faut continuer de surveiller de près les États qui parrainent le terrorisme, notamment l’Iran, la Syrie, le Soudan, Cuba et la Corée du Nord.

Le Corps iranien des gardiens de la révolution a fourni des armes, de l’entraînement et des appuis aux milices chiites en Irak, ainsi qu’aux militants palestiniens et au Hezbollah libanais. Il a également aidé des groupes militants qui, en Afghanistan, ciblent des civils et des soldats de l’OTAN.

Jusqu’à 90 % des combattants étrangers qui entrent en Irak passent par la Syrie, a ajouté M. Dailey, et Cuba a fourni de l’aide aux FARC, entre autres. Quant à la Corée du Nord, elle n’a toujours pas rendu de comptes au sujet d’attentats passés et d’enlèvements.

Si le Venezuela n’est pas officiellement considéré comme un État parrain du terrorisme, ses récents mouvements à l’appui des FARC sont une source d’inquiétude, a-t-il ajouté.

De plus, l’Iran et la Corée du Nord sont une source potentielle de prolifération d’armes chimiques, biologiques, voire nucléaires, auprès des terroristes.

« Tous les pays qui ne s’acquittent pas de leurs obligations contre le terrorisme et la prolifération des armements s’exposent à une surveillance étroite parce qu’ils présentent un risque de facilitation du terrorisme », a dit M. Dailey.

Progrès de la coopération internationale

Le terrorisme ne connaît pas de frontières, d’où l’importance de la coopération internationale. C’est en effet grâce à elle que les Philippines et l’Indonésie ont réussi à contrer les groupes terroristes Abou Sayyaf et Jemaah Islamiyah, respectivement, tandis qu’en Afrique, la Mauritanie et la Somalie ont réussi à déjouer des insurrections fomentées par Al-Qaïda.

Les États-Unis encouragent la collaboration en matière de lutte antiterroriste par le truchement de leur Initiative stratégique régionale, qui consiste à associer des diplomates et des spécialistes du gouvernement américain à leurs homologues étrangers dans une région donnée afin d’échanger des informations et de contrer l’influence des terroristes en offrant une aide au développement, des soins médicaux, de l’éducation et la formation de policiers et de militaires, et de donner ainsi aux États les outils nécessaires pour protéger leurs citoyens.

« Nos efforts de coopération, tant à l’échelle internationale que régionale, réduiront à long terme la capacité de nuisance des terroristes, alors que l’amélioration de la sécurité et l’aide au développement renforceront au contraire les capacités de nos partenaires », a dit M. Dailey.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :