mardi 12 décembre 2017

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Gaza : le chef des renseignements égyptiens vient en Israël chercher une trêve

AFP

lundi 12 mai 2008, sélectionné par Spyworld

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Le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane a entamé lundi une visite en Israël pour promouvoir une trêve entre les groupes armés palestiniens et l’armée israélienne dans la bande de Gaza.

Aussitôt arrivé, le général Souleimane s’est entretenu à Tel-Aviv avec le ministre israélien de la Défense Ehud Barak, à la résidence de ce dernier.

Il devait ensuite rencontrer à Jérusalem le Premier ministre Ehud Olmert et la chef de la diplomatie Tzipi Livni.

L’émissaire égyptien tentera de rallier les responsables israéliens à un projet de trêve dans la bande de Gaza négocié par l’entremise de l’Egypte et auquel les principaux groupes armés palestiniens, y compris celui relevant du mouvement islamiste Hamas, avaient donné leur accord fin avril.

L’armée israélienne mène des attaques quasi-quotidiennes dans la bande de Gaza et impose un blocus au territoire contrôlé par le Hamas depuis juin 2007 en représailles à des tirs de roquettes palestiniennes sur des localités du sud d’Israël.

Outre la fin des attaques israéliennes, le Hamas s’attend en contrepartie à un arrêt des tirs de roquettes, la levée du blocus imposé par Israël à Gaza et la réouverture de ses points de passage, notamment celui de Rafah à la frontière avec l’Egypte.

Jusqu’à présent, Israël s’est montré sceptique et a réservé sa réponse quant à une trêve, craignant de voir le Hamas la mettre à profit pour se réarmer.

Le porte-parole de M. Olmert, Marc Regev, a affirmé à l’AFP que tout accord de trêve devrait se traduire par "un arrêt total des tirs hostiles et des attaques terroristes depuis Gaza et la fin de la contrebande d’armes" depuis le Sinaï égyptien voisin.

En contrepartie, Israël sera prêt à mettre fin à ses attaques à Gaza, a-t-il dit. "Israël ne fait que réagir aux agressions depuis Gaza. Si ces agressions cessent Israël n’aura plus besoin de réagir. Nous allons voir ce que les Egyptiens proposent mais nous voulons un retour au calme à la frontière sud".

A Gaza, l’un des principaux chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, a répété que tout accord de trêve devrait se traduire par "l’arrêt de toutes les formes d’agressions contre notre peuple et la levée du blocus imposé à Gaza et le reste des territoires palestiniens".

"Nous espérons que la partie israélienne entendra raison et mettra fin à ses agressions et à son blocus", a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au parlement israélien, Tzahi Hanegbi, a implicitement lié un accord de trêve avec le Hamas à la libération du soldat israélien Gilad Shalit enlevé en juin 2006 par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza.

"Il y a des intérêts primordiaux qui guident Israël, et le premier d’entre eux est que Gilad Shalit doit retrouver la liberté", a dit M. Hanegbi, interrogé à la radio publique sur la possibilité d’une trêve.

Le Hamas exige la libération de centaines de prisonniers palestiniens en échange de celle de Shalit. Des négociations sur un échange, également menées par l’entremise de l’Egypte, sont dans l’impasse.

"Je suis prêt à relâcher des prisonniers (palestiniens), y compris des meurtriers, contre Shalit. Il faut faire le maximum à cette fin", a déclaré le ministre israélien des Transports Shaoul Mofaz, se référant aux Palestiniens impliqués dans des attentats anti-israéliens meurtriers.

Alors que le général Souleimane entamait sa mission en Israël, deux roquettes tirées depuis la bande de Gaza se sont abattues dans un quartier de la ville côtière d’Ashkélon sans faire de victime. Ces tirs ont été revendiqués à Gaza par le mouvement radical Jihad islamique.

Le Jihad islamique, qui revendique régulièrement des tirs de roquettes, a d’ores et déjà fait savoir qu’il ne signerait pas un accord de trêve mais ne serait pas un obstacle à son application.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak (d) et le chef des renseignements égyptiens Omar Souleimane le 12 mai 2008 à Tel Aviv - Jack Guez(AFP)


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