mardi 24 octobre 2017

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Pakistan : les islamistes décapitent un soldat, « espion des États-Unis »

AFP

mercredi 14 mai 2008, sélectionné par Spyworld

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Un soldat pakistanais a été décapité par des militants islamistes, qui l’accusaient d’être un « espion » à la solde des États-Unis, dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, bastion de combattants proches d’Al-Qaeda, a annoncé mercredi un responsable des forces de sécurité.

Le corps décapité de ce militaire a été découvert près du village de Naurak, dans le district du Waziristan du nord, l’un des fiefs du Mouvement des Talibans du Pakistan (TTP), un groupe armé dont le commandant a fait allégeance à Al-Qaeda, a expliqué à l’AFP ce haut responsable, sous couvert de l’anonymat.

La victime a également été criblée de balles, selon la même source.

Près de son corps, un morceau de papier portait la mention « Espion des États-Unis ». Il avait été kidnappé le 23 avril.

Ce type d’exécution est fréquent dans ces zones tribales où l’armée américaine lance parfois des attaques ciblées grâce à des missiles sur des repaires présumés de combattants islamistes.

Cet assassinat survient alors que le nouveau gouvernement pakistanais négocie depuis près d’un mois et demi un accord de paix notamment avec le TTP, commandé par le chef de tribu Baïtullah Mehsud, considéré par Islamabad et Washington comme le chef d’Al-Qaeda au Pakistan.

Mehsud est aussi accusé d’être à l’origine de la vague sans précédents d’attentats —attentats-suicide pour la plupart— qui ensanglante le pays et a fait près de 1.100 morts en un an et demi.

Depuis le début des négociations de paix, le nombre d’attentats a considérablement reculé et Mehsud a ordonné à ses combattants d’observer un cessez-le-feu unilatéral.

Les États-Unis se montrent extrêmement critiques à l’égard de ces négociations, rappelant qu’en 2005 et 2006, deux accords de paix dans les zones tribales avaient été rompus et avaient conduit, à la faveur du retrait de l’armée, à la montée en puissance des talibans et d’Al-Qaeda dans ces régions livrées aux tribus et frontalières avec l’Afghanistan.

Washington estime qu’Al-Qaeda et les talibans afghans y ont reconstitué leurs forces et leur capacité à lancer des attaques contre les forces internationales en Afghanistan ou fomenter des attentats dans les pays occidentaux.


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