jeudi 19 octobre 2017

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Filière irakienne : le « cerveau » condamné à 6 ans ferme

Le Figaro, avec AP et AFP

mercredi 14 mai 2008, sélectionné par Spyworld

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Le groupe de djihadistes français a écopé de peines allant de 18 mois à 7 ans ferme pour avoir recruté des combattants pour l’Irak.

Ils avaient participé à une filière d’envoi de djihadistes de la France vers l’Irak, à partir de 2004. Mercredi, les sept membres de la filière irakienne dite du « XIXe arrondissement » ont été condamnés à des peines de 18 mois à sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris.

Une peine de six ans ferme a été prononcée contre Farid Benyettou, un prédicateur de 27 ans. Il a été décrit pendant le procès comme l’organisateur principal de la filière. Boubakeur El Hakim, également considéré comme l’un des cerveaux de ces « apprentis djihadistes », mais qui lui a combattu en Irak, a été condamné à une peine de sept ans ferme. Le procureur de la République avait requis huit ans de prison contre eux deux.

Un troisième homme, Mohammed El Ayouni, s’était rendu sur le front irakien. Il a été condamné à trois ans d’emprisonnement dont 18 mois avec sursis. La même peine que Thamer Bouchnak et Cherif Kouachi, interpellés juste avant leur départ pour la Syrie. Les trois jeunes avaient comparu libres à l’audience.

Jugé coupable d’avoir fourni des faux papiers aux jihadistes, Nacer Eddine Mettai s’est vu prononcer une peine de quatre années de prison. Elle sera confondue avec une autre peine de 6 ans qu’il purge actuellement.

Une dizaine de personnes étaient parties combattre en Irak

Le dernier prévenu, Said Abdellah, qui n’avait « rien à voir avec les jeunes du XIXe » selon le procureur, mais qui était poursuivi pour s’être connecté à de nombreux réseaux de combat au Moyen-Orient, dont la filière du XIXe, a écopé de sept années de prison. C’est plus que les six ans qui avaient été requis.

Jugés depuis fin mars pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », les sept hommes, issus du même quartier populaire de la capitale, encouraient jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Au cours des audiences, ils avaient tous démenti leur participation à un quelconque réseau.

Mais selon l’accusation, au moins une dizaine de personnes, étrangères ou françaises d’origine maghrébine qui vivaient dans le nord de Paris, sont parties de France à partir de 2004 pour combattre l’armée américaine en Irak.

Trois y sont mortes, dont l’une en commettant un attentat-suicide, d’autres y ont été blessées ou arrêtées en Irak et en Syrie.


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