jeudi 19 octobre 2017

Accueil du site > Défense > International > Des mini robots espions au service des militaires

Des mini robots espions au service des militaires

Charles Savary, Réseaux & Télécoms

jeudi 15 mai 2008, sélectionné par Spyworld

logo

Un groupe de marines est tapi derrière un immeuble. Soudain, il essuie des tirs venant d’en haut. L’un des soldats sort de son sac un robot qui ressemble à un insecte. Celui-ci s’envole et parcourt la rue, envoyant des images montrant où se trouvent les tireurs, combien ils sont et de quel armement ils disposent. Il peut également retransmettre leurs conversations.

Déjà vu dans Minority Report

Ce genre de scénario que l’on dirait directement tiré du film d’anticipation Minority Report avec Tom Cruise et de Steven Spielberg (inspiré d’une nouvelle du romancier Philip K.Dick), forme la trame de travail des ingénieurs chez BAE Systems, spécialiste des système de défense, dans le New Hampshire (Etats Unis). L’entreprise vient de signer avec le laboratoire de recherche de l’armée américaine un contrat de 38 millions de dollars pour concevoir des robots miniatures ressemblant à des insectes ou des oiseaux.

Des robots travaillant en réseau

Selon Aaron Penkacik, le directeur technique de BAE, ces robots travailleront en réseau - en essaim - pour collecter l’information et la retransmettre dans un flux unique. Par exemple, un robot fera de la vidéo, un autre prendra le son, tandis qu’un troisième analysera l’environnement chimique, le résultat étant envoyé dans un seul message enrichi. Un projet planifié sur cinq ans. « Nous ne voulons pas faire des gadgets. Nous travaillons sur un système complet de surveillance militaire, assure Aaron Penkacik. Les robots espions ne sont pas nouveaux. La différence vient de ce qu’ils seront plus petits, donc plus difficiles à détecter, et qu’ils travailleront en essaim. Certains marcheront ou ramperont ; d’autres voleront. L’une des principales difficultés vient de l’extrême miniaturisation. « Il va falloir être créatif, par exemple, les jambes des robots serviront également d’antennes. Les ailles seront des panneaux solaires qui fourniront l’énergie, évoque Aaron Penkacik. Enfin, pour garder à l’essaim sa cohérence, les chercheurs étudient le comportement des abeilles. « Le but final est de préserver la vie du soldat, conclut Aaron Penkacik.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :