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EADS reste intéressé par des activités défense aux USA

Reuters

mardi 20 mai 2008, sélectionné par Spyworld

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Louis Gallois, président d’EADS, a déclaré que le géant européen de l’aéronautique, de la défense et de l’espace ne surenchérirait pas sur l’offre de 3,4 milliards de dollars de Finmeccanica sur le groupe américain d’électronique de défense DRS Technologies.

S’exprimant lors d’une réunion organisée à Paris par l’Association des journalistes financiers (Ajef), il a réaffirmé la volonté du groupe de développer sa présence aux Etats-Unis dans le secteur de la défense, de la sécurité et des services, notamment pour se couvrir contre la faiblesse du dollar par rapport à l’euro.

"Je ne voudrais pas maintenir un suspense excessif. Nous avons décidé de ne pas surenchérir sur DRS parce que nous avons une évaluation coût efficacité qui nous a amené à cette solution", a déclaré Louis Gallois.

"Nous continuons de regarder des acquisitions possibles en défense. Car le niveau du dollar le permet et que nous avons la ferme volonté d’etre présents sur le marché américain en défense, services et sécurité. Nous avons une ’target list’", a-t-il poursuivi, ajoutant que DRS figurait initialement sur cette liste.

EADS connaît une actualité assez riche aux Etats-Unis depuis le début de l’année, avec l’annonce, le 22 avril dernier, du rachat de la société californienne PlantCML, spécialisée dans les systèmes de sécurité, pour 350 millions de dollars.

En février dernier, le groupe, en partenariat avec Northrop Grumman, s’est vu attribuer par l’armée de l’air américaine un contrat de 35 milliards de dollars (22,4 milliards d’euros) portant sur la fourniture de 179 avions ravitailleurs.

Dans le domaine civil, Airbus, filiale à 100% d’EADS, a annoncé la semaine dernière la conclusion d’un contrat avec l’équipementier Spirit Aerosystems portant sur la fourniture d’une partie du fuselage du futur A350 XWB, le futur long courrier de l’avionneur européen, qui devrait entrer en service en 2013.

EXTERNALISER 50% DE L’A350

Louis Gallois a assuré qu’EADS disposait aujourd’hui de suffisamment de liquidités pour financer le programme A350 XWB sans avoir recours à une augmentation de capital.

Peu après l’annonce de nouveaux retards dans les livraisons du très gros porteur A380, il a assuré que le calendrier de l’A350 n’était pas modifié.

Louis Gallois a répété que le groupe voulait externaliser 50% du programme A350, un objectif qui suppose la vente de certains sites.

"Pour arriver à 50%, il va falloir que nous vendions des sites. Pour atteindre l’objectif d’externaliser 50% de la production, il faudra vendre des sites", a-t-il déclaré.

Airbus éprouve pourtant des difficultés à céder ses sites car après l’échec, le mois dernier, de la vente de trois usines allemandes à MT Aerospace, le constructeur a mis fin il y a deux semaines aux négociations avec Latécoère qui avaient porté sur la cession à l’équipementier aéronautique français des sites de Méaulte (Somme) et de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Louis Gallois a assuré que les retards dans les cessions des sites ne "modifiaient pas les objectifs" du plan de réduction des coûts "Power 8" d’Airbus.

"En trésorerie, nous sommes en avance sur les objectifs de cash de power 8 sur les économies de coûts. Zéphir (le plan de cession des sites d’Airbus, NDLR) devrait rapporter 230 millions sur les 2,1 milliards. D’une part nous allons vendre deux sites (Laupham (Allemagne) et Fulton (Royaume-Uni)), d’autre part les autres sites vont devoir faire les économies correspondantes", a-t-il ajouté.

Louis Gallois a annoncé que des mesures additionnelles dans le cadre du plan "Power 8" seront présentées avant l’été, sans en dévoiler la teneur.

Le président d’EADS a confirmé l’objectif de 700 nouvelles commandes d’avions cette année et celui de 470 livraisons.

Vers 10h15, Le titre EADS cédait 3,19% à 16,37 euros, affecté notamment par l’abaissement par UBS de sa recommandation de neutre à vendre, après le fort rebond du titre intervenu la semaine dernière à l’annonce de résultats trimestriels meilleurs que prévu.

Par Jean-Michel Bélot et Benoît Van Overstraeten


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