mercredi 13 décembre 2017

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Drones : EADS pas inquiet concurrence de Thales-Dassault-Indra

AFP

vendredi 6 juin 2008, sélectionné par Spyworld

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Le groupe européen d’aéronautique EADS (5730.FR) n’est "pas inquiet" face à une possible concurrence des groupes français Thales (12132.FR) et Dassault (12172.FR) alliés à l’espagnol Indra (IDR.MC) sur le marché des drones MALE (moyenne altitude longue endurance), a déclaré vendredi un dirigeant du groupe.

"Je ne suis pas très inquiet" a déclaré à Madrid Stefan Zoller, président exécutif de la division Systèmes de défense et de sécurité d’EADS lors d’une conférence de presse. Le 28 mai, une troïka Thalès-Dassault-Indra a annoncé avoir remis aux gouvernements français et espagnol une offre, non sollicitée, pour fournir des drones de surveillance MALE (moyenne altitude longue endurance).

Ce système, qui serait opérationnel en 2012 selon les groupes, vient concurrencer directement un projet d’EADS, "Advanced UAV", opérationnel en 2015. EADS s’est vu confié une étude par la France, l’Allemagne et l’Espagne sur ce type de drones.

EADS n’est pas inquiet en raison de l’avance dont il pense jouir, des "années passées, des idées suivies et des developpement technologiques qui ont mené" au projet d’"advanced UAV", a déclaré M. Zoller.

De plus, EADS a livré récemment au gouvernement français un système interimaire de drone MALE (SIDM), "une solution interimaire, qui est le drone le plus avancé élaboré et construit en Europe", selon M. Zoller.

Le SIDM a été élaboré par EADS, en partenariat avec l’israélien Israel Aerospace Industry (IAI).

Enrique Barrientos, président de la division défense d’EADS en Espagne a mis en exergue l’importance que revêt l’"advanced UAV" pour l’Europe.

Ce drone est "le navire amiral de la technologie des drones en Europe, si nous ne voulons pas tomber entre les mains des Américains et Israéliens, nous devons" le faire, a-t-il dit. Dassault a affirmé que son projet, élaboré sur la base d’une plate forme de IAI, représentant "une solution plus rapide et engageant moins de ressources et de budgets" que le projet d’EADS.

Vendredi matin, le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne a déclaré que la troïka aimerait avoir une décision des gouvernements "début 2009". Selon M. Edelstenne, son offre a reçue "une bonne réponse" des autorités françaises.


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