dimanche 22 octobre 2017

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Le renseignement danois présentent des preuves sur un attentat déjoué

AFP

vendredi 20 juin 2008, sélectionné par Spyworld

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Les services du renseignement danois PET ont présenté vendredi des preuves devant la Cour suprême impliquant deux Tunisiens dans un projet d’attentat contre un dessinateur d’une des douze caricatures controversées de Mahomet publiées en 2005 dans un quotidien danois.

Mais les preuves apportées ne confirment pas les informations parues la veille dans le quotidien gratuit Nyhedsavisen selon lesquelles le dessinateur devait être étranglé à mains nues ni des détails concrets écrits sur l’exécution de l’attentat.

Les deux hommes, âgés de 26 et 36 ans et résidant au Danemark, sont détenus depuis leur arrestation le 12 février sans jugement sur recommandation du PET qui a estimé qu’ils constituaient une menace pour la sécurité de l’État en attendant leur expulsion sur décision administrative vers leur pays d’origine.

Leurs avocats ont réussi à porter leur cas « de principe » devant la Cour suprême, après deux rejets dans les autres instances judiciaires, affirmant que la détention et l’expulsion à venir de leurs clients sans procès étaient contraires aux conventions internationales des droits de l’homme.

Le procureur, au nom du PET, a indiqué vendredi devant les 9 juges de la Haute Cour que les agents des services secrets avaient trouvé lors d’une perquisition secrète en octobre 2007 au domicile du plus jeune des deux suspects prénommé KS, un calendrier de 2005, avec une note écrite en arabe : « dois savoir ce qu’il fait sur place. Les voisins et relations doivent être surveillés » en référence au dessinateur Kurt Westergaard.

L’ex-rédacteur en chef de Jyllands-Posten, quotidien qui a publié les 12 caricatures du Prophète en 2005, Carsten Juste était inscrit à côté de celui de M. Westergaard, a précisé le PET, selon le procureur lors de l’audience.

Le PET a surveillé également les activités du suspect KS sur internet de l’automne 2007 à son arrestation en février 2008. Il y avait cherché des informations sur les explosifs, les armes, et le montage de détonateurs ainsi que sur la fabrication de faux passeports.

Lors de la première perquisition dans l’appartement de KS à Aarhus (centre) en octobre, les policiers ont trouvé un couteau rétractable, et une hache puis un pistolet de type Walther PKK défectueux et deux haches pendant son arrestation, selon PET.

PET avait refusé jusque-là de présenter des preuves au tribunal afin de protéger ses sources et ses méthodes de travail. Il a accepté finalement de lever un peu le voile sur cette affaire devant la Cour Suprême.

Celle-ci a réuni, en vue du caractère exceptionnel de ce cas, neuf juges, contre normalement cinq, pour traiter cette affaire dont le verdict est attendu le 2 juillet.


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