vendredi 15 décembre 2017

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Le patron du SCRS a refusé de s’excuser pour des affirmations non corroborées

La Presse Canadienne

mercredi 25 juin 2008, sélectionné par Spyworld

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Le patron du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) a secrètement rejeté l’avis de l’organisme de surveillance du SCRS, qui lui recommandait d’offrir des excuses à un groupe caritatif d’Ottawa pour des informations non corroborées par lesquelles le SCRS lui attribuait des liens avec le terrorisme.

Cela fait plus d’un an que le SCRS est muet sur la recommandation du Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité en faveur d’excuses à l’organisation Human Concern International (HCI). Mais une lettre, récemment retirée de la liste des documents secrets et dont La Presse Canadienne a obtenu copie indique qu’en mars 2007, le directeur du SCRS, Jim Judd, a avisé le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, qu’il n’avait pas l’intention de faire des excuses.

Selon Michel Drapeau, l’avocat représentant l’organisation charitable, le ministre Day devrait enjoindre au SCRS de faire des excuses.

La saga a débuté en octobre 2005 quand le SCRS s’est adressé à la Cour fédérale dans la cause de Mohamed Harkat, un homme d’Ottawa que le gouvernement veut déporter à cause de ses liens présumés avec le réseau terroriste al-Qaïda. Dans sa présentation, le SCRS affirmait que le Canadien Ahmed Said Khadr était le dirigeant de HCI, "qui travaillait étroitement avec al-Qaïda en Afghanistan". Cette déclaration a été renouvelée en cour et reproduite par des médias.

HCI est un organisme de bienfaisance enregistré qui dit viser à "alléger les souffrances par des programmes d’aide internationale d’urgence et de développement".

L’organisme nie vigoureusement tout lien avec al-Qaïda. Il a expliqué que Khadr a travaillé comme responsable régional bénévole pour HCI au Pakistan au milieu des années 1990, mais qu’il n’a jamais fait partie de son conseil d’administration. Selon HCI, la relation qu’il pouvait y avoir entre Khadr et al-Qaïda était uniquement le fait de Khadr, et n’était nullement approuvée par HCI.


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